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Les Suisses se sont privés de restaurant l'an dernier

La cuisine traditionnelle reste la plus populaire et représente 43,6% des dépenses.

(Keystone)

Les Suisses ont réduit l'an dernier leurs dépenses au restaurant de 1,6%, à 15,9 milliards de francs. Selon les statistiques 2000 de GastroSuisse, ils ont moins souvent mangé dehors qu'en 1999. Par contre, ils ont été prêts à payer plus cher.

Ainsi, le prix moyen d'un repas a progressé de 9% à 13,70 francs. Ce montant relativement bas résulte notamment du fait que davantage d'adolescents et de jeunes consommateurs mangent à l'extérieur, ont indiqué mercredi devant la presse à Zurich les responsables de GastroSuisse.

A midi, la dépense moyenne se monte à 15,30 francs, le soir elle atteint 28,15 francs. Ces deux repas représentent trois quarts des dépenses au restaurant, selon un sondage portant sur 1400 personnes regroupées dans 600 ménages romands et alémaniques et réalisé par l'institut Marketingold.

La cuisine traditionnelle reste la plus populaire (43,6% des dépenses). Bien que plus chers, les restaurants étrangers ont toutefois augmenté leur part aux dépenses à 16,3% (+ 0,9%). Ils séduisent plus les Romands (19,8% des dépenses) que les Alémaniques (15,3%), a relevé Rodolphe Romano, vice-président de GastroSuisse.

La restauration collective et d'entreprise a aussi gagné des parts de marché, à 10,6% des dépenses (+ 0,9%). Par contre, le grand perdant de l'an dernier a été la restauration rapide, qui a reflué à 17,2% des dépenses (- 1,8%).

Dans le détail, les dépenses de nourriture et de boissons ont évolué de manière contrastée: régression de 4,6% à 8,948 milliards pour les premières et hausse de 2,5% à 6,889 milliards pour les secondes. Là aussi, les habitudes diffèrent des deux côtés de la Sarine.

Les Romands privilégient le vin, le thé glacé, le café et le thé et boivent moins de bière, de boissons sucrées ou de jus de fruits et légumes. Les habitudes de consommation de boisson des femmes sont similaires à celles de la population francophone, a souligné M. Romano.

Les femmes ont d'ailleurs d'autres habitudes que les hommes dans les restaurants. Elles préfèrent les en-cas rapides, les entremets sucrés, les petits snacks chauds ou les assiettes de salade. Et elles ne sont pas insensibles à la cuisine étrangère.

Les hommes préfèrent un service complet et consomment davantage de menus, un plat de viande avec accompagnement. S'ils ont peu de temps, ils se rabattent sur les snacks froids: sandwichs, canapés ou pain.

Globalement, l'afflux des touristes étrangers a permis à la restauration de voir son chiffre d'affaires augmenter d'environ 2%, et ce malgré le recul des ventes aux Suisses. Mais la branche reste sous pression. Le président de GastroSuisse, Peter Staudenmann, a mentionné la crise de la vache folle.

La concurrence est aussi de plus en plus vive. L'an dernier, le solde des ouvertures, fermetures et faillites a une nouvelle fois été positif, avec 490 nouveaux restaurants. Seule l'informatique présente un taux de croissance plus élevé.

Et le manque de personnel s'accentue, a relevé M. Staudenmann. Le nombre d'employés a reculé l'an dernier de 1,7%, à 224 000. Dans l'optique de la renégociation de la convention collective de travail prévue cette année, GastroSuisse exclut des hausses exagérées de salaire, en raison de la sensibilité des clients au prix.

Pour aider les entreprises à faire face, GastroSuisse a créé avec le soutien du Secrétariat d'Etat à l'économie (seco) un site Internet riche en informations et en conseils. Ce service, disponible en français et en allemand a déjà 300 abonnés.

swissinfo avec les agences


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