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Les syndicats partent à l'assaut de Migros

Contestations sur la composante sociale du géant orange.

(Keystone)

Les syndicats ont organisé des mouvements de protestation devant 200 enseignes orange à travers toute la Suisse.

Enjeux: la signature d’une nouvelle convention collective de travail et le recrutement de nouveaux syndiqués.

Leader incontesté de la distribution de détail en Suisse, Migros suscite la rancœur des syndicats. A travers toute la Suisse, ils ont organisé des mouvements de protestation devant quelque 200 magasins.

Les actions ont consisté pour l’essentiel en une distribution de tracts d’information au personnel des magasins et des entreprises Migros.

Au cœur du différend, la résiliation du contrat collectif de travail entre Migros et la Fédération suisse des travailleurs du commerce, des transports et de l’alimentation (FCTA).

Atteinte aux droits syndicaux

«Nous contestons le fait que la Migros exclue les syndicats FCTA et Unia de sa convention collective alors qu'aucune faute grave n'a été commise de leur part», explique Fabienne Millioud, permanente syndicale du Syndicat de l’industrie et du bâtiment (SIB) à Lausanne.

Pour les syndicats, un tel comportement réduit la portée des droits syndicaux reconnus au personnel. Alors même que les associations de défense des travailleurs estiment que les salaires et les conditions de travail sont insuffisants dans la branche de détail, et en particulier chez Migros.

«La fusion prochaine de la FCTA et d’Unia avec le SIB et la FTMH, et les 200'000 syndiqués que cela représente font sans doute peur à Migros», en déduit la permanente syndicale.

Une action marketing

Mercredi soir déjà, Migros avait réaffirmé ses positions. Sur les quatre dernières années, les salaires du géant orange ont progressé de 10%, ce qui représente une hausse de 400 millions, fait savoir le groupe.

Une augmentation qui contraste avec la progression de 3,3% des salaires réels dans la branche. «Je ne sais pas pourquoi ce mouvement de protestation a été organisé», déplore Urs Peter Naef.

En réfléchissant bien, le porte-parole de Migros considère que ce mouvement de protestation ne s’explique que d’une seule façon. «C’est une action marketing par laquelle les syndicats espèrent recueillir l'adhésion de nouveaux membres car chez Migros, 3% du personnel seulement est syndiqué».

Des négociations sont prévues

Devant l’ampleur du mouvement qui a touché toutes les grandes villes de Suisse, la direction du groupe a organisé un point de presse, jeudi en début d’après-midi.

L’occasion pour le géant orange de justifier la résiliation de la Convention avec la FCTA. Migros reste en effet prête à discuter avec les dirigeants de l’entité qui émergera de la fusion entre la FCTA et l’Association suisse du personnel de boulangerie, pâtisserie et confiserie.

Dans tous les cas, une rencontre entre les dirigeants de Migros et les syndicats est d’ores et déjà fixée au début du mois de mars.

swissinfo et les agences

En bref

- Migros emploie plus de 80’000 personnes en Suisse, dont 3% seulement sont syndiquées.

- Des actions de protestation ont été menées dans tout le pays. Elles sont restées relativement discrètes en Suisse romande.

- A Lausanne, la distribution de tracts devant Migros Métropole 2000 a duré moins de 5 minutes.

- A La Chaux-de-Fonds, des membres du SIB ont distribué des tracts aux vendeuses de Migros Métropole Centre.

- En Valais, aucune action ponctuelle n’a été organisée tandis que les branches genevoises des syndicats Unia, FTMH et SIB ont marqué leur solidarité en distribuant des tracts et en établissant un stand d’information dans le centre-ville.

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