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Les syndicats réclament une vie décente pour les ouvriers agricoles

Certains ouvriers effectuent actuellement plus de 50 heures hebdomadaire pour un salaire mensuel inférieur à 2000 francs.

(Keystone)

Les ouvriers agricoles étrangers ne doivent pas subir une nouvelle dégradation de leurs conditions de travail en Suisse. Le Syndicat industrie et bâtiment (SIB) a remis jeudi au Conseil fédéral une proposition de contrat-type national de l'agriculture.

Le message du SIB, adressé au gouvernement, a une nouvelle fois le mérite de la clarté. Il n'est pas question que la situation sociale des ouvriers agricoles - déjà précaire - n'empire. Cette crainte, le syndicat la fonde sur un certain nombre de constats.

D'abord, il estime que des règlements cantonaux étriqués et non homogènes laissent le champ libre aux employeurs pour imposer aux ouvriers des semaines de plus de 50 heures et des salaires de moins de 2000 francs par mois.

Ensuite, le SIB craint que l'entrée en vigueur des accords bilatéraux et la disparition du statut de saisonnier ne provoque un dumping des salaires et donc une nouvelle dégradation des conditions de travail.

Pour limiter les dégâts, le syndicat a élaboré un projet de contrat type à l'échelon national. Il exige aussi l'introduction de la semaine de 45 heures, «aucun salaire en dessous de 3000 francs, ainsi qu'un maximum de 10 heures de travail par jour», a déclaré le porte-parole du SIB Mariano Pacheco. Le SIB demande finalement deux jours fériés hebdomadaires et le paiement des heures supplémentaires.

Le Département fédéral de l'économie a accusé réception de ces exigences. Pascal Couchepin se trouvant actuellement en voyage à l'étranger, il entamera des discussions avec les syndicats la semaine prochaine, a expliqué Mariano Pacheco.

Le SIB a tenté d'élaborer un projet de convention collective de travail (CCT) conjointement avec l'Union suisse des paysans (USP). Mais celle-ci n'a pas pu y répondre favorablement, a expliqué Fritz Schober, directeur de la politique sociale de l'USP.

Comme l'USP est une association faîtière et non une organisation patronale, elle n'a pas la légitimité d'élaborer une CCT. L'USP a également émis des réserves juridiques à l'égard du contrat-type national pour l'agriculture.

Selon le code des obligations, l'élaboration de tels contrats est l'affaire des cantons. C'est pourquoi il n'est pas possible légalement d'en créer un au niveau national, a poursuivi M. Schober.

L'USP s'intéresse en revanche à une harmonisation des diverses normes cantonales. Un groupe de travail sera créé l'année prochaine pour élaborer une recommandation générale.

swissinfo avec les agences

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