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Les Verts lancent leur initiative sur le climat

Pour leur présidente Ruth Genner, les Verts sont la force politique de l'avenir.

(Keystone)

Samedi à Bâle, l'assemblée des délégués du Parti écologiste suisse a décidé de lancer son initiative «pour un climat sain» et affiché ses ambitions pour les élections d'octobre.

Trois petits partis tenaient en outre leur assemblée ce même jour: les évangélistes, l'Union démocratique fédérale et les Démocrates suisses.

Les Verts s'engagent confiants dans la campagne pour les élections fédérales. La présidente Ruth Genner a présenté samedi sa formation comme «la force politique de l'avenir».

Elle a également réaffirmé que la lutte pour la justice sociale est indissociable de la lutte pour le développement durable.

Pour gagner de nouveaux électeurs lors des élections fédérales, les Verts feront campagne sur le réchauffement climatique. La direction du parti a dévoilé à l'assemblée son affiche de campagne.

On y voit un bâton de glace sur fond vert. La glace a fondu au soleil. La couche de chocolat qui la recouvrait a coulé, épousant la forme des continents vus du ciel. En dessous s'affiche le slogan: 'Il est temps de prendre parti pour le climat'.

«Il s'agit d'un message grave qui doit faire réfléchir», a commenté le vice-président du parti Ueli Leuenberger. Selon lui, l'activité humaine «fait terriblement transpirer la planète».

Initiative adoptée

Les écologistes feront aussi campagne en récoltant des signatures en faveur de leur initiative populaire 'pour un climat sain', qui sera vraisemblablement lancée le 22 mai. Les délégués ont adopté le texte définitif à l'unanimité

Il exige que les émissions de gaz à effet de serre produites en Suisse diminuent d'au moins 30% d'ici à 2020 par rapport au volume qu'elles atteignaient en 1990. Pour y parvenir la Confédération devrait particulièrement encourager l'efficacité énergétique et les nouvelles énergies renouvelables.

«Pas d'économies sur le dos des handicapés»

En vue de la votation du 17 juin, les Verts ont décidé à une écrasante majorité de rejeter la 5e révision de l'Assurance invalidité (AI).

Selon eux, cette réforme fait des économies sur le dos des handicapés et ne fera que produire de nouveaux exclus. Ils regrettent notamment l'absence de disposition obligeant les entreprises à proposer un certain nombre de postes pour les handicapés.

Enfin, les Verts ont adopté un papier de position sur la politique culturelle, dont la revendication principale est la perception d'un pour-cent culturel sur le budget de la Confédération.

Deux oui et un non à la révision de l'AI

En plus des Verts, trois petits partis tenaient également leur assemblée ce samedi.

Le Parti évangélique suisse a choisi de soutenir la 5e révision de l'AI et présenté sa plateforme électorale, faite de soutien accru aux familles, de responsabilisation de l'économie et de respect de l'environnement.

Les délégués de l'Union démocratique fédérale, formation également d'inspiration chrétienne, mais plutôt conservatrice invitent également à voter oui à la 5e révision de l'AI et entament la récolte des signatures pour l'initiative contre les minarets, issue de leurs rangs et de ceux de l'UDC (droite nationaliste).

Quant aux Démocrates suisses, ils voteront contre la révision de l'AI. Le parti d'extrême-droite a profité de son assemblée pour laver son linge sale, en excluant le président de sa section zougoise pour insultes à certains de ses collègues et pour marteler son éternel credo: non au «bradage de la patrie», à l'immigration «exotique» et à l'envoi de soldats suisses à l'étranger.

swissinfo et les agences

En bref

Les Suisses votent au mois d'octobre pour renouveler les deux Chambres du parlement fédéral.

Selon le dernier baromètre électoral, paru le 19 avril, les Verts sont le parti qui enregistrerait la plus forte progression, passant de 7,4% des voix en 2003 à 10,7.

Les Verts ne sont pas représentés au gouvernement fédéral (élu par les Chambres), mais si leur progression se poursuit, il n'est pas exclu que la question se pose.

Selon ce sondage trois des quatre partis gouvernementaux accuseraient un recul.

L'Union démocratique du centre (droite nationaliste) passerait de 26,7 à 26,2%
Le Parti socialiste de 23,3 à 22,6%
Le Parti radical-démocratique (droite) de 17,3 à 15,6%.

Seul le Parti démocrate-chrétien enregistrerait une légère progression de 14,4 à 14,6%.

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