Les villes au secours de la famille

Dans une classe d'environ vingt élèves, trois enfants, en moyenne, vivent en-dessous du seuil de pauvreté. swissinfo.ch

«L'Initiative des villes» plaide en faveur d'une politique familiale plus généreuse de la Confédération. Un souhait tempéré par Ruth Dreifuss.

Ce contenu a été publié le 07 mai 2002 - 08:07

Dynamiser la politique familiale. Tel était l'objectif de la réunion semestrielle de «l'Initiative des villes», lundi à Lausanne. Pour ce faire, cette structure professionnelle qui réunit des responsables de politique sociale de 41 communes urbaine,s a soumis une série de propositions à la Confédération.

Le gouvernement y était représenté par Ruth Dreifuss, la ministre en charge des questions sociales.

Constatant un appauvrissement croissant des familles, «l'Initiative des villes» propose d'augmenter les allocations familiales, un soutien aux familles pauvres - par des prestations complémentaires et une baisse des impôts - et le développement de nouvelles crèches.

Un appel entendu

Un souhait déjà partiellement exhaussé par le Conseil national. La chambre du peuple a en effet adopté le 17 avril dernier un programme qui vise à injecter 100 millions de francs par année dans la création de crèches et de garderies. Ce plan, prévu sur dix ans et financé par la Confédération, doit encore passer la rampe du Conseil des Etats cet automne.

Ce programme doit aussi faire face aux critiques de Ruth Dreifuss. Des objections que la ministre a réitéré lundi à Lausanne. La responsable socialiste craint en effet qu'un tel plan ne se fasse au détriment d'autres projets sociaux, comme l'assurance maternité ou les allocations familiales. La Confédération est en effet tenue à restreindre ses budgets.

Mais ces considérations financières ne semblent guère préoccuper les responsables municipaux réunis à Lausanne. «En principe, nous ne nous occupons pas du problème des recettes de la Confédération», précise Philippe Meystre, secrétaire de «l'Initiative des villes».

Travail de lobbying

De fait, ce regroupement de responsables des affaires sociales cherche avant tout à défendre les intérêts des villes suisses auprès de la Confédération. «L'Initiative des villes» est d'ailleurs une émanation de l'Union des villes suisses.

Pour ce faire, elle élabore des propositions qu'elle essaye ensuite de faire passer au niveau fédéral. Ce travail de lobbying passe par des rencontres avec des parlementaires en vue et les commissions en charge des questions sociales.

Face aux échéances futures, Philippe Meystre fait montre d'un certain optimisme: «les groupements patronaux ont pris conscience qu'une politique familiale plus généreuse libère des énergies pour le marché du travail».

swissinfo/Frédéric Burnand à Genève

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article