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Levée de boucliers contre la révision de la législation sur les denrées alimentaires

Reconnaître les champignons commestibles demande un oeil exercé. (Archives Keystone)

La nouvelle législation sur les denrées alimentaires, dont la procédure de consultation vient de s'achever, se heurte à de vives résistances. L'abandon du contrôle obligatoire des champignons destinés au commerce pose en particulier problème.

Dans son projet, le législateur tolère implicitement des accidents qui pourraient être évités, déplore l'Association suisse des organes officiels de contrôle des champignons (VAKPO) dans sa réponse à la procédure de consultation lancée par le Département fédéral de l'intérieur (DFI).

La VAPKO s'oppose à la privatisation des organes de contrôle des champignons et au principe de la responsabilité personnelle inscrits dans le projet de révision. L'association craint que le danger lié à la consommation de champignons ne soit minimisé.

La VAPKO n'est pas seule à s'opposer au projet de révision. Les cantons de Schaffhouse et d'Appenzell Rhodes-Extérieures entre autres, le Parti socialiste (PS) et le Parti démocrate-chrétien (PDC), ainsi que l'Union suisse des arts et métiers (USAM) se sont aussi élevés contre l'abandon du contrôle officiel.

En outre, pendant la session parlementaire de printemps, un comité d'initiative pour le maintien du contrôle officiel a été fondé. Il a notamment reçu le soutien de l'ancien président du PS Helmut Hubacher et de la conseillère aux Etats Christiane Langenberger (PRD/VD).

Avant de lancer une initiative, la VAPKO a toutefois l'intention de s'entretenir encore une fois avec la conseillère fédérale Ruth Dreifuss, a indique son président Peter Kaupp.

Mais le contrôle des champignons ne constitue pas la seule pierre d'achoppement. La révision vise aussi à garantir la qualité des denrées alimentaires et à protéger les consommateurs contre la tromperie, notamment sur l'origine et la fabrication des produits. Or, selon les Verts, le projet va dans le sens contraire.

Les écologistes souhaitent notamment que le projet de révision de l'ordonnance sur les additifs soit entièrement revu. Ils rejettent l'autorisation de nouveaux colorants et agents conservateurs. Quant aux directives concernant l'étiquetage des produits, le parti estime qu'elles sont «beaucoup plus lacunaires» qu'auparavant.

La Fédération romande des consommateurs (FRC) juge pour sa part que la révision n'améliore pas la traçabilité des produits quant aux indications sur le mode de production, la provenance et les organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle n'apporte que «peu de progrès» sur les contrôles alimentaires et elle est lacunaire au chapitre de la protection contre la tromperie.

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) doit maintenant examiner les réponses des différents milieux concernés. Un rapport est attendu pour cet été, précise son porte-parole Georg Amstutz. Le Conseil fédéral devra ensuite avaliser le projet de révision. Les nouvelles ordonnances devraient entrer en vigueur cet automne.

swissinfo avec les agences


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