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Levée du boycott turc sur les armes suisses

Les exportations vers la Turquie devraient reprendre. La Suisse a déjà reçu des commandes.

(swissinfo.ch)

Les ventes d’armes suisses à la Turquie vont pouvoir reprendre normalement pour la première fois depuis que Berne avait restreint ses exportations en 1992.

Un mois après la décision des autorités suisses de normaliser la procédure, Ankara annonce à son tour avoir mis fin au boycott du matériel militaire helvétique.

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) salue cette décision annoncée jeudi par le quotidien «Hürriyet». Pour le DFAE, cela démontre «un esprit plus ouvert et une plus grande tolérance de la Turquie à l'égard d'opinions divergentes exprimées par d'autres Etats».

Les relations entre la Suisse et la Turquie étaient tendues ces dernières années, notamment en raison de la reconnaissance du génocide arménien par le Conseil national (Chambre du peuple), en 2003.

Premier pas helvétique

Outre la Suisse, Ankara a aussi effacé de sa «liste rouge» les deux autres pays restants: l'Autriche et la Suède. En raison de son processus d'adhésion à l'Union européenne, les boycotts contre des pays membres de l’UE ne sont plus indiqués, ont expliqué des sources gouvernementales, citées par le journal turc.

L’annonce d'Ankara intervient un mois après la décision du gouvernement suisse de normaliser les procédures d'exportations d'armes vers la Turquie. Cette mesure avait été annoncée fin mars, à la veille de la visite de la cheffe de la diplomatie suisse Micheline Calmy-Rey en Turquie.

Le Conseil fédéral avait alors annoncé qu'il n'examinerait plus toutes les demandes d'exportations de matériel de guerre vers la Turquie et que la procédure ordinaire s'appliquerait à nouveau. Autrement dit, c’est le Secrétariat d’Etat à l’économie (seco) qui autorise ou non les exportations, en accord avec le DFAE.

Le seco, qui salue lui aussi la décision d’Ankara de lever le boycott, précise que des demandes d'exportations lui sont déjà parvenues depuis le 23 mars et qu'elles sont en cours d'examen.

«Zone de crise»

En 1991, le gouvernement helvétique avait déclaré la Turquie «zone de crise» lors de la première guerre du Golfe. La Suisse avait notamment réagi aux raids de l'armée turque contre des rebelles kurdes dans le nord de l'Irak.

Depuis, le Conseil fédéral n'a donné son aval qu'à quelques exportations d'armes «destinées à des personnes privées et utilisées à des fins de défense personnelle ou de tir sportif».

Les firmes suisses ont toutefois continué de vendre du matériel à la Turquie dans le cadre de livraisons déjà approuvées par le gouvernement jusqu'à ce qu'Ankara place, en 1995, la Suisse sur la «liste rouge» des pays dont les entreprises d'armements seraient boycottées.

Adhésion à l'UE

Pour le Conseil fédéral, la situation s'est «considérablement améliorée» ces dernières années. Il cite pour preuve le fait que l'Union européenne ait accepté d'engager des négociations d'adhésion avec Ankara.

De nombreux pays de l'UE ont d’ailleurs déjà levé leur restrictions à la livraison de matériel de guerre à la Turquie et ont autorisé en 2003 des exportations pour un total de 780 millions d'euros (1,2 milliard de francs).

swissinfo et les agences

Faits

En 2004, la Suisse a exporté pour 402,4 millions de matériel de guerre
Cela correspond à 0,27% des exportations totales du commerce extérieur
Les principaux clients de la Suisse dans le domaine de l’armement sont: l’Allemagne (66 millions), le Botswana (60,8), l'Espagne (43,1 millions), l'Irlande (42,5 millions) et les Etats-Unis (34 millions)
Les exportations de matériel militaire suisse vers la Turquie ont représenté 1,9 milliards de francs en 2004

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