Lutte contre le crime organisé: unité de vues entre Berne et Vaduz

Le chef de la diplomatie suisse Joseph Deiss, en visite officielle au Liechtenstein, et le chef du gouvernement de Vaduz Mario Frick ont décidé de renforcer leur collaboration. En particulier, l’entraide judiciaire doit être revue.

Ce contenu a été publié le 24 janvier 2000 - 17:30

Le chef de la diplomatie suisse Joseph Deiss (au centre, avec à sa gauche le prince du Liechstenstein Hans-Adam II), en visite officielle au Liechtenstein, et le chef du gouvernement de Vaduz Mario Frick (à gauche) ont décidé de renforcer leur collaboration. En particulier, l’entraide judiciaire doit être revue.

Ces dernières semaines, la Suisse, en particulier le procureur général de Genève Bernard Bertossa, avait critiqué le Liechtenstein pour sa pratique en matière d’entraide judiciaire. Le chef du gouvernement de la principauté Mario Frick a admis qu'il y avait eu certains retards. Cela ne concerne toutefois que 10 pour cent des cas et il les a expliqués par le formalisme de la procédure au Liechtenstein d'une part, et, d'autre part, par le nombre élevé de demandes étrangères. "Cela va changer avec la révision législative qui a été engagée", a-t-il assuré. La nouvelle loi, qui alignera la principauté sur les normes internationales, sera prête à la fin de l'été prochain.

Mario Frick a également rejeté les reproches de blanchiment d'argent avancés à l'encontre de politiciens et représentants de l'économie du Liechtenstein dans un rapport des services de renseignements allemands. Il les a qualifiés d'"incroyables et ridicules". "Ces accusations au rabais circulent depuis trois mois et l'Allemagne n'a ni demandé l'entraide judiciaire au Liechtenstein ni fourni des informations à la principauté sur ce dossier. Les renseignements obtenus tant en Autriche qu'en Suisse confirment qu'elles sont sans fondement", a-t-il ajouté. Heinz Frommelt, ministre de la Justice du Liechtenstein, est
parti ce lundi à Berlin. Il doit y rencontrer son homologue allemande Herta Däubler Gmelin dans le but de faire la lumière sur cette affaire.

Selon le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Joseph Deiss, il n'est pas nécessaire que la Suisse fasse pression sur le Liechtenstein. Il est absolument convaincu que le droit régissant les places financières des deux pays sera harmonisé. Au cours des entretiens, le chef du DFAE a eu le sentiment que les autorités de la principauté étaient décidées à combler les lacunes à ce sujet. Une collaboration plus étroite entre les centrales d'annonces en matière de blanchiment des deux pays est également envisagée. "Je suis convaincu que les problèmes pourront être résolus", a souligné Joseph Deiss.

Ce dernier, à l’issue de ses entretiens avec le chef du gouvernement de la principauté et son homologue liechtensteinoise Andrea Willi, a déclaré que les relations entre la Suisse et le Liechtenstein allaient gagner en qualité avec, pour la première fois, l'accréditation d'un ambassadeur de Suisse dans la principauté. Le Conseil fédéral a nommé au poste d'ambassadeur au Liechtenstein Kurt Hoechner, actuellement directeur adjoint de la Direction du droit international public au DFAE.

SRI avec les agences

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article