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Massacre du Temple Solaire : Michel Tabachnik inculpé

Quatre ans après le suicide collectif des adeptes de la secte dans le Vercors, la justice française a clos une longue instruction et mis en examen le fameux chef d'orchestre franco-suisse.

Ce contenu a été publié le 01 novembre 1999 - 18:34

Quatre ans après le suicide collectif des adeptes de la secte dans le Vercors, la justice française a clos une longue instruction et mis en examen le fameux chef d'orchestre franco-suisse

Bientôt l'épilogue dans l'affaire de massacre de l'Ordre du temple solaire. Le juge d'instruction grenoblois, Luc Fontaine vient de mettre un terme à l'instruction du dossier du suicide collectif de seize membres de l’OTS en 1995 dans le Vercors.

Michel Tabachnik (au centre) a été inculpé pour "association de malfaiteurs et recel". Le chef d'orchestre franco-suisse est accusé d'avoir reçu de l'argent de la secte pour des conférences. Son associé, Claude Giron, un pharmacien de Brest, a également été inculpé pour "participation à une association de malfaiteurs". Il est accusé d'avoir vendu à un prix élevé à des membres de l'OTS des mallettes de médicaments homéopathiques.

Par ailleurs, le juge Luc Fontaine s'est finalement rangé aux conclusions de la section de recherches de la gendarmerie de Grenoble, qui avait jugé "difficile de concevoir que des tierces personnes soient intervenues pour participer à l'exécution des adeptes".

Le 23 décembre 1995, les corps de seize adeptes de la secte, dont ceux de trois enfants, avaient été retrouvés carbonisés dans une clairière de la commune de Saint-Pierre de Chérennes, dans le Vercors. Selon les enquêteurs, le drame avait eu lieu dans la nuit du 15 au 16 décembre. Quatorze membres de la secte avaient été drogués puis tués à bout portant par deux autres adeptes, qui s'étaient ensuite donné la mort après avoir mis le feu.

L’avocat genevois Jacques Barillon, défenseur des familles victimes dans l'affaire de l'OTS, a estimé lundi que la justice n'avait pas eu les moyens de mener toutes les enquêtes pour que soient poursuivis ceux qui ont joué un rôle dans la commission de ces crimes"

(SRI avec les agences)

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