Migros veut relancer sa croissance en dehors de son métier de base

Peter Evert, le patron de la Fédération des coopératives Migros. Keystone

Le géant orange a augmenté son bénéfice consolidé de 53,6 pour cent à 613 millions de francs en 1999. Le chiffre d'affaires, lui, n'a augmenté que de 2,5 pour cent à 18,7 milliards de francs. Motif: les faibles performances des coopératives.

Ce contenu a été publié le 09 mai 2000 - 17:17

Certes, les dix coopératives constituent toujours l'essentiel des ventes. «Mais au terme de cette décennie, le chiffre d'affaires des entreprises de services et de production aura rattrapé celui de la distribution traditionnelle», a reconnu mardi Peter Everts, le patron de la Fédération des coopératives Migros.

La progression enregistrée en 1999 par le leader national de la distribution provient uniquement du bon comportement de Globus, des entreprises de services (le voyagiste Hotelplan et les stations-service Migrol) ainsi que des activités industrielles (Jowa, Micarna, Frey, Midor).

Le géant orange, qui fête cette année ses 75 ans, a vu le chiffre brut des coopératives, en stagnation depuis des années, s'inscrire à 13,03 milliards de francs ( 0,2 pour cent), alors que son éternel rival Coop a vu son chiffre d'affaires s'accroître de 4,7 pour cent à 11,5 milliards de francs.

Les chiffres des quatre premiers mois de 2000 sont encourageants. Le groupe entend donc poursuivre la stratégie entamée voici deux ans, basée sur une expansion géographique au travers de Globus, des services et de la production industrielle.

De fait, les structures coopératives empêchent Migros de développer ses activités de détail traditionnelles hors de Suisse, a souligné M. Everts. Il s’agit donc de poursuivre la restructuration en cours. La refonte du dispostif logistique, de la vente et des services se poursuivra cette année. Les investissements consentis à cet effet dépasseront le milliard de francs.

Quant aux activités de détail, Migros parie sur la «revitalisation» de ses points de vente ainsi que dans le développement des magasins de commodité dans les gares et les stations-service. L'«essor» de la vente par Internet, qui n'a dégagé encore que 4 millions de francs en 1999, devrait aussi permettre au groupe de s'assurer des revenus supplémentaires.

swissinfo avec les agences

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