Mission difficile pour les «anges gardiens»

Ouvrir des pistes au public implique des responsabilités croissantes. Keystone Archive

Sur les pistes de ski, les patrouilleurs sont confrontés à des problèmes de plus en plus difficiles à gérer. Dont l'indiscipline.

Ce contenu a été publié le 17 janvier 2003 - 17:50

Pour mieux s'y préparer, des chefs de sécurité (venus de toute la Suisse) s'étaient donnés rendez-vous le week-end passé à Verbier.

«Aujourd'hui, la montagne n'est plus l'espace de liberté qu'elle était, insiste Jacky Michelet. Il existe, en montagne également, des codes.» Or, de plus en plus de skieurs ne respectent pas ces règles.

Résultat? Sur les pistes de ski, l'individualisme s'installe dangereusement. Et «la cohabitation devient de plus en plus difficile», confirme le responsable du cours de Verbier.

«Au point que nous allons devoir sévir davantage et plus sévèrement», avoue Jacky Michelet. Comment? «En punissant les chauffards, s'il le faut. En leur confisquant, par exemple, leur carte journalière.»

Aujourd'hui, plus rien n'étonne les patrouilleurs qui sont chargés de sécuriser nos pentes enneigées.

Un haut niveau de compétence

«Il existe des skieurs qui s'aventurent sur des pistes beaucoup trop difficiles pour eux, raconte Jacky Michelet. Des personnes totalement inconscientes qui, après un accident, ont le culot d'exiger des indemnisations auprès des sociétés de remontées mécaniques.»

Véritables «anges gardiens» des pistes de skis, les patrouilleurs sont de plus en plus souvent confrontés à des problèmes auxquels ils ne sont pas forcément bien préparés.

Il faut donc qu'ils soient sensibilisés, sinon très bien formés, sur un maximum de plans. Y compris en matière juridique.

«Lorsqu'il s'agit de fermer ou d'ouvrir une piste, rappelle le responsable du cours de Verbier, les patrouilleurs ont les pleins pouvoirs.»

Or, pour pouvoir prendre ce genre de décision, il faut un très haut niveau de compétence. D'autant que, dans ce cas, les conséquences d'une mauvaise décision peuvent être lourdes, sur les plans humain et économique entre autres.

Les candidats sont peu nombreux

Encore faut-il trouver des jeunes qui s'intéressent à cette profession. «Les candidats ne se bousculent pas au portillon, dit Jacky Michelet. Ils ont, peut-être, peur de devoir assumer autant de responsabilités.»

«Mais, poursuit-il, c'est à nous de leur prouver que ce travail est noble et enrichissant. Et qu'il l'est d'autant plus lorsqu'il faut porter secours à des personnes en perdition.»

D'ailleurs, en premier lieu, ces passionnés de montagne apprennent les techniques de prévention des avalanches, celles des premiers secours et d'évacuation.

swissinfo, Jean-Louis Thomas

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