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Monsieur Réfugiés au service de l'économie suisse

Jean-Daniel Gerber: 30 ans au service de la Confédération.

(Keystone Archive)

Le gouvernement a nommé Jean-Daniel Gerber à la tête du secrétariat d'Etat à l'économie (seco).

Le transfert de l’actuel Monsieur Réfugiés satisfait les partis, les patrons et les syndicats. Et n’aurait rien à voir avec l’arrivée du populiste Christoph Blocher au gouvernement.

Dès le 1er avril, l'actuel chef de l'Office fédéral des réfugiés (ODR) sera le nouveau patron du seco.

en effet, le Conseil fédéral (gouvernement) a désigné Jean-Daniel Gerber (58 ans) comme successeur de David Syz.

A vrai dire, cette nomination n'est guère une surprise. Le nom de Jean-Daniel Gerber circulait depuis plusieurs semaines, en particulier après l'élection le 10 décembre de Christoph Blocher, leader de l’UDC (droite dure) au Conseil fédéral.

Jean-Daniel Gerber a toutefois précisé qu'il avait déjà discuté d'un éventuel transfert cet été avec l'ancienne ministre de la justice Ruth Metzler.

Et d'ajouter qu'il a déposé sa candidature pour le seco avant que le ministère qui chapeaute l'ODR ait été attribué à Christoph Blocher.

La mise au concours en novembre 2003 du poste de directeur du secrétariat d'Etat à l'économie avait donné lieu à 22 candidatures.

Le seco précise que Jean-Daniel Gerber a été choisi pour sa compétence en matière économique. Mais aussi à cause de son expérience des affaires internationales, sa connaissance de la politique et de l’administration fédérale et son expérience professionnelle de gestionnaire.

30 ans au service de la Confédération

Proche du Parti radical (centre droit), Jean-Daniel Gerber est donc nommé à la tête du seco avec le rang de secrétaire d'Etat, sur proposition du ministre de l'économie démocrate-chrétien Joseph Deiss.

Economiste de formation et bilingue français-allemand, il a déjà passé 30 ans au service de la Confédération.

Durant ces trois décennies, Jean-Daniel Gerber a été représentant de la Suisse auprès de l’Organisation mondiale du commerce, puis chef du service des pays en développement au seco.

Il a ensuite été responsable du service économique et financier de l’ambassade de Suisse à Washington, puis administrateur du Groupe de la Banque mondiale, au sein duquel la Suisse représente les intérêts de la Pologne et des anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale.

Enfin, depuis novembre 1997, il assure la direction de l’Office fédéral des réfugiés (ODR).

Une retraite anticipée pour David Syz

Annoncé cet été, le départ de David Syz (60 ans) était prévu à l'issue du remodelage du seco, dont la structure était jugée trop lourde par le ministre de l'économie Joseph Deiss.

L'actuel patron du seco prendra une retraite anticipée. Il a effectué la majeure partie de sa carrière dans l'économie privée avant d'être appelé à Berne par Pascal Couchepin, alors ministre de l'économie.

Pour mémoire, le seco est né en 1999 de la fusion des offices du développement économique et de l'emploi et des affaires économiques extérieures.

Depuis octobre 2003, il a été réorganisé autour de quatre directions au lieu de onze.

Une réorganisation à parachever

Joseph Deiss attend de Jean-Daniel Gerber qu'il parachève cette restructuration et qu'il fasse du seco un partenaire «indispensable et encore plus proche» de l'économie, en particulier des petites et moyennes entreprises (PME).

Parmi ses priorités en tant que nouveau directeur du seco, Jean-Daniel Gerber cite la politique de la croissance, les relations internationales (notamment par rapport aux pays en voie de développement) et la politique régionale.

Jean-Daniel Gerber restera toutefois à la tête de l'ODR jusqu'à la fin mars. Il avoue qu'il quitte son poste avec une «certaine nostalgie». Mais, après six ans, il estime normale l'arrivée d'une «nouvelle force».

Son successeur à la tête de l'ODR sera désigné par le gouvernement sur proposition du nouveau conseiller fédéral (ministre) Christoph Blocher.

Les syndicats et le patronat sont satisfaits…

En attendant, la nomination de Jean-Daniel Gerber est saluée très positivement, tant par le patronat que par les syndicats.

«C'est un bon choix, un choix logique», souligne Serge Gaillard, secrétaire dirigeant de l'Union syndicale suisse (USS).

«De par son parcours professionnel, ajoute-t-il, M. Gerber connaît les deux domaines d'activité du seco que sont la politique commerciale extérieure et le marché du travail.»

«Alors que la première est très libérale, le second est de nature plus interventionniste», relève encore le syndicaliste.

Et Serge Gaillard d'espérer que le nouveau patron «saura concilier ces deux aspects contradictoires du seco».

Même satisfaction côté patronal. «Il a toutes les qualités requises pour mener à bien cette tâche importante», souligne le président de la direction d'economiesuisse.

Et Rudolf Ramsauer d’ajouter que «les milieux économiques ne peuvent que se féliciter de sa vaste expérience en matière de politique économique extérieure et de conduite des négociations».

…les partis politiques également

Du côté du monde politique, les réactions sont également favorables.

Le Parti socialiste, qui s’est dit «déçu» de la première année de Joseph Deiss comme ministre de l’économie, attend maintenant de M. Gerber qu'il «stimule une politique économique plus active avec comme priorité la lutte contre le chômage et le retour au plein emploi».

Pour les démocrates-chrétiens, Jean-Daniel Gerber a «toutes les qualités requises pour ce poste. Il bénéficie de la confiance des milieux économiques et a prouvé qu'il sait gérer un office».

Côté radical, on estime que M. Gerber «a prouvé sa capacité à diriger un tel office et a de l'expérience en matière de politique économique extérieure, ce qui est important pour la Suisse».

Quant aux Verts, il jugent ce changement «intéressant». Ils espèrent que M. Gerber pourra faire profiter le seco de son expérience à l'ODR.

«Le seco doit quitter la politique de libéralisation et de dérèglementation qui ne fait que créer de la pauvreté et des migrations supplémentaires», écrivent les écologistes.

Seule l'Union démocratique du centre (UDC) se refuse à tout commentaire. Le parti populiste indique simplement qu’il «ne prend pas position sur les nominations de chefs d'offices fédéraux».

swissinfo et les agences

Faits

Les principaux secteurs de compétence du seco:
Relations de travail
Promotion de la place économique suisse
Coopération au développement
Commerce mondial
Bureau de l’intégration.

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En bref

- Jean-Daniel Gerber est nommé à la tête du secrétariat d’Etat à l’économie (seco). Il quittera donc à fin mars la direction de l’office fédéral des réfugiés (ODR).

- Le nouveau secrétaire d’Etat avait postulé à cette fonction avant les élections au gouvernement. Son choix de quitter l’ODR n’aurait donc rien à voir avec l’arrivée du populiste Christoph Blocher à la tête du ministère de justice et police.

- Le seco se définit lui-même comme «centre de compétences de la Confédération pour les questions de politique économique». Son but est de «créer les conditions favorables afin que l’économie se développe pour le bien de tous».

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