Moritz Leuenberger prêche la bonne parole au Brésil

Moritz Leuenberger a inauguré au siège du patronat de São Paulo un centre de production dit «propre» Keystone

Le ministre suisse de l’Environnement est resté deux jours sur place. Il a insisté sur l’importance de combiner croissance économique et respect de l’environnement. Un message accompagné d’actions concrètes du gouvernement et des entreprises suisses.

Ce contenu a été publié le 03 juin 2000 - 22:48

Développer l’économie sans détruire la nature, telle est la ligne directrice proposé par le Conseil fédéral. Moritz Leuenberger a évoqué son cas personnel en expliquant aux hommes d’affaires locaux qu’il ne pouvait pas être seulement écologiste le dimanche, et réaliser de grands travaux d’infrastructure sans se préoccuper de l’impact sur l’environnement pendant le reste de la semaine.

Un message tout à fait adapté à la situation brésilienne, où la croissance parfois désordonnée s’effectue trop souvent au détriment des ressources naturelles.

Pour épauler les entreprises locales, la Suisse a financé un centre de production dit «propre», permettant l’emploi de procédés industriels moins polluants. Le ministre suisse l’a inauguré jeudi au siège du patronat de São Paulo, qui abrite le plus grand complexe industriel d’Amérique latine.

Plusieurs entreprises suisses sont également sur le terrain pour travailler
dans ce sens. L’un des plus grands laboratoires d’analyse environnementales, l’Institut Bachema, vient par exemple de s’installer au Brésil. Un demi million de dollars doivent être investis d’ici la fin de l’année. L’institut, spécialisé dans l’analyse des eaux et des sols contaminés, vise le marché des entreprises souhaitant obtenir des certificats reconnus internationalement, type ISO 14000.

Les grandes entreprises suisses présentes sur le marché brésilien se montrent également confiantes envers les perspectives de croissance économique pour l’an 2000, de l’ordre de 4 pour cent. De bonnes affaires devraient ainsi être réalisées au Brésil, en dépit de la grogne sociale et des multiples grèves de fonctionnaires contre la politique d’austérité du gouvernement.

Thierry Ogier, São Paulo

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