Mots écrits et mots chantés

Yves Simon est de passage au Salon du Livre de Genève. Depuis longtemps, en additionnant les romans de qualité, le chanteur est parvenu à se faire accepter en tant qu’écrivain. Par le public et par la critique. Pari difficile s’il en est.

Ce contenu a été publié le 07 mai 2000 - 08:09

Aujourd’hui, Yves Simon peut se permettre de jouer de toutes les cordes qu’il a à son arc, ou plutôt à sa harpe… Il a récemment publié un disque, ce qui ne lui était plus arrivé depuis des lustres. Il présente au salon son nouveau livre, un recueil de poèmes intitulés «Le souffle du monde» (Editions Grasset). Et pendant ce temps, à son hôtel, son ordinateur portable attend qu’il rentre et qu’il poursuive le roman qu’il a en chantier…

Etre présent dans un Salon du Livre, rencontrer son public, c’est important? «Cela permet de mettre des visages sur quelque chose qui est très anonyme. Qu’est-ce qui ressort d’une vente de livres, un roman, un recueil de poésies? Ce sont les chiffres. La maison d’édition me dit en avoir vendu tant de milliers. Mais qui sont ces gens, je ne sais pas. Les conférences ou les salons permettent de voir qui sont les gens qui vous achètent, si ce sont des gens jeunes, moyens, des filles, des garçons. Cela pose quelques visages, quelques silhouettes sur des nombres abstraits».

Yves Simon regarde celui ou celle qui le sollicite, prend le temps d’écrire quelques mots, puis lève à nouveau ses yeux, étrange regard à la fois rêveur et lucide, sur son lecteur, sa lectrice. Yves Simon, on aime ses livres, mais on aime l’homme, c’est évident. Leur livre dédicacé à la main, il est certain que quelques visiteuses quitteront le Salon légèrement… émues.

Yves Simon, chanteur, écrivain, poète? «Je suis un auteur, quelqu’un qui aime les mots et la musique. Quelqu’un qui voyage, qui est curieux. J’ai toujours pensé que la jeunesse, ce n’est pas une question d’apparence physique. C’est la capacité que l’on a à s’émerveiller et à être étonné. Et parfois à s’indigner. C’est être sans cesse en éveil».

Bernard Léchot

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