Comment adoucir la vie des ours en captivité

De nombreux zoos de Suisse détiennent des ours en captivité, dans des conditions qui ne sont pas toujours idéales. Reportage à La Chaux-de-Fonds, où l’unique ours du Parc du Bois du Petit-Château reçoit une attention très particulière.

Ce contenu a été publié le 02 février 2019 - 15:00

L’ours a disparu de Suisse depuis plus d’un siècle; le dernier spécimen a été abattu en 1904 dans les Grisons. Quelques individus ont bien fait des apparitions en territoire helvétique ces dernières années, mais sans s’installer durablement.

Cet animal occupe pourtant une place particulière dans le cœur des Suisses. Il a notamment donné son nom à la capitale, Berne (en suisse-allemand Bärn, dérivé du mot Bär, ours). De nombreux parcs zoologiques détiennent des spécimens de ce plantigrade, mais ils ne peuvent généralement pas fournir d’espace suffisamment grand pour leur assurer une qualité de vie confortable. Plusieurs zoos ont modifié leurs pratiques ces dernières années. La ville de Berne a par exemple remplacé son historique «fosse aux ours» par un enclos de 6000m2 au bord de la rivière.

De son côté, le Parc du Bois du Petit-Château à La Chaux-de-Fonds a décidé de ne plus présenter cette espèce à l’avenir. Deux ours bruns étaient détenus au zoo depuis le début des années 90. La femelle, Leila, a dû être euthanasiée en 2016, laissant seul son compagnon Haydibay, qui aura 32 ans cette année. Son enclos est aux normes, mais il n’est pas idéal. Le parc tente de trouver une meilleure place dans un autre zoo pour permettre à l’animal de terminer paisiblement ses vieux jours. En attendant, les soigneurs font de leur mieux pour rendre sa vie la plus agréable possible: ils lui rendent souvent visite, lui préparent des repas enrichis qu’il doit lui-même déballer et lui font faire des exercices quotidiens.

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