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Une capitale francophone… cool

Montreux vit à l’heure de la Francophonie, en tout cas à l’heure des préambules ministériels avant le Sommet des chefs d’Etat, qui aura lieu en fin de semaine. Mais une certaine tranquillité bien vaudoise reste de mise…

Mercredi 20 octobre au matin. «Bienvenue à la Francophonie», dit le panneau d’un restaurant jovial, qui propose certes un très francophone cordon-bleu, mais aussi d’italiennes lasagne ou d’anglophiles nuggets. Bienvenue, oui, mais à qui? A ces presque petites heures du jour, sous un ciel un peu plombé, où perce toutefois le soleil, Montreux la jazzy est encore endormie. Et le ‘périmètre de sécurité’ qui entoure la zone chaude, si l’on peut dire – le Centre des Congrès et les grands hôtels avoisinants – semble surtout entourer un vaste vide. A peine y croise-t-on quelques délégués et autres journalistes dûment badgés. Quelques policiers, aussi. Et des représentants de ‘Securitas’ - groupe de sécurité privé. Mais pour le moment, pas le moindre Rambo en tenue de combat à l’horizon.

Ce qui n’empêche pas la presse du jour de faire ses gros titres sur le déploiement sécuritaire que connaît la petite ville vaudoise : «Montreux, véritable camp retranché», claironne Le Matin. «Au cœur du dispositif sécuritaire», dit 24 Heures. Pour amener à son présentoir, un kiosk à journaux a tendu un tapis rouge. Ce qui n’empêche pas le vendeur de me dire: «Alors, Montreux, la Francophonie, ça va changer le monde?» Que lui répondre? Oui ? Non ? Peut-être ? Pas aujourd’hui, mais soyez un peu patient? Ou… Le monde, quel monde?

Les heures s’égrainent. A l’extérieur, tout est donc calme, et le reste. Dans le Centre des Congrès, les ministres - qui ‘mettent en place’ le Sommet qui commencera samedi - se sont mis au travail. La preuve? Le chef de la diplomatie française fait déjà face au caméras. Comment, ce n’est pas une preuve?

Texte et photos: Bernard Léchot, Montreux, swissinfo.ch