My name is Bond... Bond-Delacroix

007, citoyen helvético-écossais. jamesbond007.net

«Die Another Day» permet de retrouver pour la 20e fois le très britannique James Bond. Britannique? Oui. Mais suisse également.

Ce contenu a été publié le 27 novembre 2002 - 18:19

Et ses liens avec la Confédération sont multiples. Par exemple sa montre, bien sûr. Mais aussi ses amours. Et sa maman!

Quelques jours après la Romandie, c’est la Suisse alémanique qui découvre les vingtièmes aventures de 007, «Die Another Day».

Après Barry Nelson et David Niven (si si), puis bien sûr Sean Connery, George Lazenby, Roger Moore et Timothy Dalton, c’est une nouvelle fois Pierce Brosnan, gueule de mannequin et flegme britannique, qui incarne Mr. Bond.

Qui incarne Mr. Bond-Delacroix, en réalité. Car 007 n’est pas britannique pur sucre. Dans le récit de Ian Fleming, en effet, le petit James est né d’un père écossais, Andrew Bond, et d’une mère suissesse, Monique Delacroix.

«Delacroix»… difficile de souligner davantage un lien avec le pays à la bannière rouge et blanche. Il faut dire que le jeune Ian Fleming, lui-même d’origine écossaise, sera envoyé par sa mère notamment en Suisse, histoire de lui calmer l’esprit, car l’adolescent est particulièrement turbulent.

Le bikini de tous les fantasmes

Il n’est donc pas étonnant que notre espion britannico-helvétique soit un jour tombé sous le charme d’une jolie ressortissante d’Ostermundigen. L’appel du sang, peut-être.

Rappelez-vous… Dr. No. Une plage de sable blanc, et l’affolante silhouette d’Ursula Andress sortant de l’eau, avec pour seul vêtement un poignard et un bikini blanc, particulièrement bien ajusté d’ailleurs.

Bikini qui a été vendu pour 35 000 livres lors d’une vente aux enchères en janvier 2001. Fétichisme, quand tu nous tiens…

Suivez le guide!

Côté intrigues, on pourrait rappeler que l’infâme Goldfinger possède une usine en Suisse. James Bond passe donc par la fabrique ‘Pilatus’ à Stans, et fait également un crochet par Andermatt.

Dans «Au service secret de Sa Majesté», le cerveau du SPECTRE, Blofeld, un autre sale bonhomme genre génie du mal, tente de conquérir le monde à partir de son repaire situé dans les Alpes helvétiques.

Ah, les joies du Schilthorn et du Piz Gloria, restaurant de haute altitude que fréquentent les touristes et désormais les aficionados de 007!

Dans «Goldeneye», notre ami James, accroché à un élastique, commence par s’envoyer en l’air depuis le barrage du Val Verzasca, au bord du Lac de Vogorno, au Tessin. Un exercice auquel chacun peut désormais se livrer: c’est le «Golden Eye 007 bungy jump», un plongeon à 160 km à l'heure qui dure… 7,5 secondes.

Et puis, dans l’avant-dernier opus, «The World is not enough», l’intrigue débute, rappelons-le, sur une rencontre avec des banquiers zurichois drôlement inquiétants…

Réalité et fiction, même combat

Histoire de mêler un peu plus fiction et réalité, on pourrait rappeler que Roger Moore, qui interpréta sept fois James Bond, coule désormais des jours tranquilles à Crans-Montana.

Tranquilles, en tout cas quand les banques helvétiques lui en laissent l’occasion… Car en 2000, le Credit Suisse avait commis une étonnante bévue: la publication sur le web des relevés de compte du comédien anglais.

On pourrait également rappeler que le choix de la superbe Halle Berry pour le rôle de Jinx dans «Die Another Day» n’est peut-être pas sans rapport avec l’Oscar de la meilleure interprète que celle-ci a décroché pour son rôle dans «Monster’s Ball» du réalisateur… suisse Marc Forster.

Bref. Si l’on est bien content que Pierce Brosnan serve pour la quatrième fois consécutive d’homme-sandwich aux montres Omega, on se dit qu’il pourrait faire un peu plus encore. Quitter par exemple le «MI6» pour s’engager dans les services de renseignement helvétiques. Et y mettre un peu d’ordre.

swissinfo/Bernard Léchot

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