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Non aux armes à feu à la maison

La communication provoquante d'Annabelle pour sa campagne «Non aux armes à feu à la maison» . (Annabelle)

Le magazine féminin «Annabelle» a recueilli 17'400 signatures pour que les maisons suisses soient débarrassées des armes de service qui s'y trouvent.

La pétition a été remise mardi aux commissions des deux Chambres du Parlement qui discutent de cette tradition qui veut que chaque soldat de milice garde son arme chez lui pendant son service militaire.

Le texte intitulé «Non aux armes à feu à la maison» est destinée aux commissions des affaires juridiques des deux Chambres du Parlement. Elles le transmettront ensuite à celles de la politique de sécurité.

L'action du magazine suisse alémanique a suscité des remous et un abondant courrier de lecteurs masculins. Les trois quarts ont manifesté leur opposition, à l'instar de l'association «Pro Tell», qui défend une position libérale par rapport aux armes, a expliqué la journaliste Helene Aecherli.

Le drame de la famille Rey-Bellet

Le magazine Annabelle a lancé la récolte de signatures début août, en réaction à la hausse du nombre des drames familiaux et à la suite de la tragédie qui a décimé la famille de la championne de ski helvétique Corinne Rey-Bellet.

Dans ce genre de crise, ce sont en général les hommes qui recourent à la violence contre leur épouse et leurs enfants, constate «Annabelle».

Les soldats de milice de l'armée suisse ne devraient donc plus être autorisés à garder leurs armes militaires à la maison, pendant ou après le service obligatoire.

Un registre national

La semaine dernière, la commission de la politique de sécurité du Conseil national (Chambre du Peuple) a refusé de revoir la pratique actuelle en la matière. Mais l'objet devrait revenir sur le tapis durant l'actuelle session parlementaire à Flims, dans les Grisons, lors de l'examen par le plénum de la loi sur les armes.

La pétition réclame également la création d'un registre national des armes. Rejetée en juin par le Sénat en juin, cette idée a plus de chance de passer au Conseil National, car les femmes y sont plus nombreuses, espère Helene Aecherli.

Armée de milice

L'armée suisse fonctionne selon le principe de la milice: tous les hommes en âge de servir suivent une formation de base et se perfectionnent lors ...

Commencer par les munitions

La sénatrice bâloise Anita Fetz (parti socialiste) a pour sa part attaqué le problème par un autre biais. Elle a exigé par voie de motion qu'aucune munition militaire ne puisse être conservée à domicile.

Le Conseil des Etats (Senat) a refusé d'en débattre lundi, estimant que le sujet devait encore être approfondi par la commission compétente. Il s'agit en particulier de clarifier le nombre de
délits perpétrés avec des armes militaires.

swissinfo et les agences

En bref

Selon le système de milice, tous les citoyens suisses masculins sont astreints au service militaire. Ils doivent suivre une école de recrue de 18 ou 21 mois puis 6 à 7 cours de répétition de trois semaines au cours des années suivantes.

Le nombre total de jours de service obligatoires est de 260. Pour les officiers et les sous-officiers supérieurs, le nombre de jours est plus élevé. Les obligations militaires s'arrêtent à l'âge de 30 à 34 ans pour les simples soldats et les caporaux.

Chaque soldat reçoit une arme personnelle (fusil d'assaut ou pistolet, avec munition) qu'il doit conserver son domicile privé jusqu'à la fin de ses obligations militaires.

On estime à environ 2 millions le nombre d'armes à feu (militaires et autres) en circulation en Suisse.

Selon différentes études, dont une menée par le criminologue suisse Martin Killias, le lien entre le nombre d'armes en circulation et le taux de suicide est évident.

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