Nouvelle menace de grève sur SAirGroup en France

A la direction de SAirGroup, on prend ces menaces très au sérieux. Keystone

Après un premier coup de semonce à fin juin, le personnel des trois compagnies françaises en voie de fusion sous l´aile de SAirGroup menace de faire à nouveau grève. Les syndicats attendent un signe de la direction d´ici à la fin de la semaine.

Ce contenu a été publié le 24 juillet 2000 - 17:47

La prise de participation helvétique dans AOM, Air Liberté et Air Littoral a pour but de fusionner les trois compagnies, pour en faire le numéro 2 des ailes hexagonales, juste derrière Air France.

Depuis le début de l'opération, les représentants des 6500 employés des trois entités cherchent à obtenir des garanties. Sachant leurs entreprises déficitaires, ils craignent en effet que les synergies qui seront forcément mises en place ne se traduisent par des pertes massives d'emplois.

Le 28 juin, Philippe Bruggisser, patron de SAirGroup, vient rencontrer 95 délégués syndicaux à Paris, sans du tout parvenir à calmer leur inquiétude... ni leur colère, comme en témoigne le ton du communiqué diffusé le jour même par la CGT. Le syndicat y dénonce le maintien de toutes les activités déficitaires en France, alors que le seul poste qui rapporte - soit la vente des billets - sera rapatrié à Zurich.

Deux jours après, soit le 30 juin, le personnel de deux des trois compagnies suit massivement le mot d'ordre de grève lancé par les syndicats, créant une belle pagaille dans les aéroports.

Mercredi dernier, les mêmes syndicats rencontrent Paul Reutlinger, nommé entre temps patron des trois compagnies. Nouvelle déception: l'homme de SAirGroup annonce de simples mesures d'accompagnement, mais la ligne générale n'a pas varié d'un pouce.

Les syndicats attendent donc de nouvelles propositions pour la fin de la semaine, faute de quoi une nouvelle grève pourrait se déclencher très rapidement. A la direction de SAirGroup, on prend ces menaces très au sérieux. Car une nouvelle grève en pleine période de vacances serait du plus mauvais effet.

Marc-André Miserez

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article