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Nouvelle ombre sur le cyclisme professionnel

Laurent Dufaux aurait versé 7500 francs au Tour 1996 à Pampelune.

(Keystone Archive)

Dans un livre paru mercredi à Paris, l'ancien directeur sportif de Richard Virenque raconte comment ses coureurs achetaient certaines de leurs victoires. Des révélations peu reluisantes qui mettent en cause des coureurs tels que l'Allemand Jan Ullrich et le Suisse Laurent Dufaux.

Mercredi, le «Tour de vices» a pris le pas sur le Tour de Suisse dont la deuxième étape s'est courue entre la ville allemande de Rust et Bâle.

«Le Tour de vices»? C'est le titre d'un nouveau livre explosif sorti de presse mercredi en France. Son auteur n'est autre que Bruno Roussel, ex-manager de la désormais tristement célèbre équipe «Festina».

Dans son livre, Bruno Roussel fait état des dessous du cyclisme. Il revient sur le système du dopage. Mais il raconte également comment les coureurs négocient en cours d'épreuve l'achat d'une victoire.

Y sont nommés Richard Virenque qui aurait acheté pour 25.000 francs à Jan Ullrich l'étape de Courchevel dans le Tour de France 1997. Ou encore Laurent Dufaux qui, au Tour 1996, à Pampelune, aurait versé 7500 francs.

«Ca fait partie du métier. Je ne vois pas ça comme choquant. Je le vis de l'intérieur. Ca fait partie des mœurs», affirme le Jurassien Christian Sidler de Post Swiss Team. Quant à Laurent Dufaux, il se contente de rappeler que, ce jour-là, les «Festina» et les «Telekom» avaient des intérêts communs.

«D'un côté, raconte-t-il, Bjarne Riis assurait sa victoire finale dans Tour de France. Et, de l'autre, nous assurions une place sur le podium. Ce fut un renvoi d'ascenseur, comme il y en a souvent. Pour le reste, je n'ai rien à dire. Si ce n'est que c'est petit de ressortir ces histoires cinq ans après».

Serge Demierre, l'un des deux directeurs sportifs de «Post Swiss Team», déclare: «je n'ai pas de commentaire particulier à faire. Ca me déçoit énormément. Ces histoires nuisent à l'image du cyclisme qui n'en a pas besoin par les temps qui courent».

Pierre-Henri Bonvin, Bâle

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