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Nouvelle victoire pour Nessim Gaon: la vente du Noga Hilton est suspendue

Le portier du Noga Hilton peut être rassuré: l'hôtel n'est pas encore vendu.

(Keystone Archive)

«Dieu ne me laissera pas tomber», aime à répéter Nessim Gaon. Une nouvelle fois, l'ancien milliardaire a été entendu. La vente aux enchères du Noga Hilton de Genève à l'UBS et à la BNP a été suspendue.

Mercredi dernier, en annonçant la vente du Noga Hilton pour 223 millions de francs, swissinfo soulignait que tout ce qui touche de près ou de loin le financier genevois bénéficie d'un régime particulier. Une nouvelle fois, la justice est venue à la rescousse de Nessim Gaon. L'Autorité de surveillance des offices de poursuites et faillites a accordé l'effet suspensif à ses plaintes.

Le 25 mai dernier, pour 223 millions de francs, l'UBS (165 millions) et la Banque Nationale de Paris (58 millions) devenaient propriétaires du plus prestigieux palace de Suisse. La banque suisse obtenait l'avant de l'hôtel, donnant sur le lac Leman. L'établissement français, l'arrière du bâtiment, longé par la rue Plantamour. Nessim Gaon, la Société Anonyme du Grand Casino et Chiltern Trust viennent d'obtenir la suspension des deux adjudications.

«Nessim Gaon estime avoir été spolié dans son droit de préemption», note La Tribune de Genève qui révèle dans son édition de samedi ce nouveau coup de théâtre. En effet, au bord du gouffre financier depuis plus de sept ans, l'ancien milliardaire suisse d'origine soudanaise n'en finit pas de rebondir. Alors que l'ardoise du Noga Hilton atteignait déjà 253 millions de francs en 1994, le financier est une nouvelle fois parvenu à sauver le plus beau fleuron de son empire.

En avril dernier, Nessim Gaon avait déjà remporté une incontestable victoire en sauvant son immeuble du 40-42 rue du Rhône à Genève. Une première vente aux enchères était repoussée, et la suivante purement et simplement annulée. Alors que la créance s'élevait à 127 millions de francs, l'ancien milliardaire parvenait à s'arranger avec ses créanciers en leur versant ... 16 millions de francs.

Il lui reste toutefois à gagner son plus difficile combat, celui contre la Fédération de Russie. Il l'a déjà emporté à trois reprises devant le Tribunal arbitral de la Chambre de commerce de Stockholm. La dette de l'ex-URSS s'élèverait à 160 millions de dollars. En juillet 2000, Nessim Gaon avait tenté de faire saisir à Brest le «Sedov», l'un des plus beaux quatre-mâts du monde, battant pavillon russe. En vain.

Ian Hamel


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