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La BNS s'oppose à l'idée d'un fonds souverain alimenté par ses réserves, mais UBS propose de le financier grâce aux gains sur les ventes de devises (archives).

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

Les réserves colossales de devises de la Banque nationale suisse (BNS) suscitent régulièrement des appels en faveur de la création d'un fonds souverain. La sphère politique prépare un texte dans ce sens tandis qu'une proposition d'UBS revient sur le tapis.

Les interventions de la BNS pour atténuer la pression sur le franc ont porté son bilan à plus de 720 milliards de francs. Certains politiques et économistes voient dans la création d'un fonds souverain alimenté par ces réserves l'opportunité d'investir et de gérer ces montants au nom de l'Etat.

La conseillère nationale Susanne Leutenegger Oberholzer (PS/BL) compte déposer la semaine prochaine un texte pour exiger la création d'un tel fonds souverain. La banque centrale helvétique doit dévoiler jeudi son examen de la situation économique et monétaire.

"La fortune de la BNS appartient au peuple", déclare Susanne Leutenegger Oberholzer dans les colonnes de la Zentralschweiz am Sonntag et la Ostschweiz am Sonntag. "Comme la Norvège, nous devons créer un fonds souverain transparent et investir l'argent de manière utile pour l'économie helvétique", estime la présidente de la commission de l'économie et des redevances du Conseil national.

Alimenté par les gains

Les dirigeants de la BNS s'opposent à cette idée et ont maintes fois avancé leurs arguments. Les actifs de la banque centrale sont des réserves monétaires, qui doivent être à sa disposition pour agir, martèlent-ils.

La comparaison avec la Norvège ou Singapour n'est pas valable, ont-ils répété. La Norvège dispose de fonds propres issus de la manne pétrolière, alors qu'à Singapour, ce sont des excédents budgétaires qui ont garni au fil des ans le panier.

Une proposition de l'économiste en chef d'UBS pour la Suisse pourrait toutefois avoir le vent en poupe au vu des meilleures perspectives pour le couple euro/franc. Daniel Kalt propose de ne pas recourir directement aux réserves de devises de la BNS, mais aux gains générés par les ventes futures des avoirs en devises, selon ses arguments relayés dans la presse alémanique et confirmés à l'ats.

Ce modèle, évoqué voici un an déjà, retrouve de son actualité suite au rétablissement économique observé dans la zone euro, rendant du coup de tels gains à venir plus réalistes, selon Daniel Kalt. La banque aux trois clés table en effet sur un euro à 1,15 franc pour la fin de l'année.

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ATS