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Nouvelles spéculations sur la vente de Swissair

Swissair a subi de plein fouet le choc pétrolier.

(Keystone)

La compagnie nationale suisse sera-t-elle bientôt anglaise ou allemande? Selon le quotidien Blick, une moitié des administrateurs serait déjà acquis à cette idée. Mais pour l´heure, Swissair se refuse à commenter ce qu´elle qualifie de simples rumeurs.

Swissair est-elle à vendre? Depuis quelques temps, les rumeurs vont bon train. Dernière en date, celle du Blick, qui titre jeudi matin sur ces administrateurs qui veulent vendre la compagnie nationale à British Airways ou à Luthansa.

Selon le quotidien de boulevard zurichois, c'est le patron du Crédit Suisse Lukas Mühlemann qui serait l'élément moteur d'un groupe d'administrateurs de SAirGroup favorables à la vente. Et toujours selon le Blick, il ne devrait guère avoir de difficultés à convaincre certains de ses collègues comme Thomas Schmidheiny, Andres Leuenberger ou Mario Corti.

Chez SAirGroup, c'est pour l'heure le silence radio. «Ce ne sont que des spéculations des médias, elles sont nombreuses en ce moment, et nous ne commentons pas les spéculations», se contente de déclarer Rainer Maier, porte-parole du groupe.

A peine plus loquace, sa collège Beatrice Tschanz rappelle que le conseil d'administration se réunit le 22 novembre et que «les sujets qui y seront discutés doivent rester confidentiels». Et d'ajouter que les discussions de partenariat avec Alitalia se poursuivent mais que le dossier ne sera pas mûr pour faire l'objet d'une décision mercredi prochain

Ce qui est certain, c'est que comme pratiquement toutes les compagnies aériennes, Swissair a subi de plein fouet le choc pétrolier. Sur les six premiers mois de l'année uniquement, la compagnie aurait eu des surcoûts de 170 millions de francs à cause du prix du kérosène. Mais SAirGroup continue malgré tout à tabler sur un bénéfice de 200 millions au terme de l'exercice.

Et comme le souligne le Blick, Philippe Bruggisser serait lui-même fortement opposé à la vente. Récemment encore, le patron de SAirGroup écrivait dans le journal interne des pilotes que son vœu le plus cher était d'avoir encore une compagnie indépendante du nom de Swissair dans 10 ou 15 ans.

Reste que ces rumeurs insistantes ont fait réagir la bourse jeudi: l'action SAirGroup, qui avait ouvert à 250 francs, s'est brièvement envolée à 267,50, avant de terminer la séance à 264,50, soit une hausse de 9,5 pour cent, pour un volume inhabituellement élevé de 165 000 titres échangés.

Rainer Maier ne s'en émeut pas trop. Lorsqu'on lui demande si ces fluctuations indiquent que la rumeur est fondée, le porte-parole se contente de répondre: «vous savez, la bourse, ça va, ça vient...»

Marc-André Miserez


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