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Objectifs du Millénaire: la Suisse doit faire plus

De jeunes Péruviens assemblant un moteur dans le cadre d'un projet soutenu par la DDC.

(Keystone)

Pour les oeuvres d’entraide helvétiques, le gouvernement doit accroître substantiellement l’aide publique aux projets de développement.

Elles estiment que la Suisse ne s’engage pas suffisamment en faveur des objectifs du Millénaire fixés par les Nations Unies.

Le Conseil fédéral (gouvernement) doit débattre de la politique extérieure de la Suisse et de son engagement pour mener à bien les objectifs du Millénaire de l’ONU, qu’elle a fait siens en septembre 2000. Le rendez-vous est fixé à mercredi prochain, lors d’une retraite organisée dans ce but.

En prévision, la Communauté de travail des œuvres d’entraide sort du bois. Son directeur Peter Niggli estime que Berne a manqué l’occasion de participer activement au débat international sur la manière de diminuer de moitié la pauvreté d’ici 2015 dans le monde, objectif central du Millénaire.

«Notre pays devrait s'engager pour que le mécanisme international de financement... puisse être refinancé ultérieurement par un impôt international, par exemple une taxe sur le kérosène, qui fait actuellement débat», estime Peter Niggli.

Le directeur de la Communauté de travail souhaite aussi que «les pays industrialisés devraient assumer le service de la dette des pays les plus démunis vis-à-vis de la Banque mondial d'ici à 2015», comme le stipule la proposition anglaise.

Un sommet en septembre

L’Organisation des Nations unies (ONU) tiendra un sommet spécial sur la question en septembre prochain. C’est aussi dans cette perspective que les œuvres d’entraide appellent le gouvernement à augmenter «substantiellement son aide publique au développement», en prenant ainsi exemple sur d’autres pays européens.

«Tous sont unanimes pour reconnaître que les objectifs du Millénaire ne seront jamais atteints au rythme où vont les choses», constate Bastienne Joerchel, représentante de la communauté de travail.

Concrètement, les œuvres d’entraide exigent que le Conseil fédéral fasse sien l’objectif proposé par l’Union européenne et le secrétaire de l’ONU, Kofi Annan. Il s’agirait de faire passer l’aide au développement à 0,56% du Produit national brut (PNB) jusqu’en 2010 et à 0,7% d’ici 2015.

Tendance baissière

Actuellement, la Suisse figure au quinzième rang des donateurs dans le monde. Elle engage 1,72 milliards de francs ou l’équivalent de 0,37% de son PNB (2004, en baisse de 3% par rapport à 2003). Et la tendance est à la régression, contrairement à beaucoup d’autres pays, en raison des programmes successifs d’allégement des dépenses.

Peter Niggli va jusqu’à prétendre que le Conseil fédéral tenterait d’atteindre les 0,4% du PNB consacrés à la coopération au développement par des «artifices statistiques».

Les œuvre d’entraide Pain pour le prochain et Action de Carême vont plus loin encore et demandent au ministre de l’économie Joseph Deiss de s’engager non seulement en faveur de plus d’aide publique au développement, mais aussi pour une diminution de la dette des pays pauvres et pour des règles commerciales atténuant la pauvreté plutôt que de la favoriser. Elles lancent à cette fin une action cartes postales.

swissinfo et les agences

Faits

Les 22 pays les plus industrialisés ont versé en 2004 quelque 93,6 milliards de francs dans le cadre de l’aide au développement.
Ce chiffre équivaut à 0,25% du Produit national brut (PNB) global.
La Suisse figure au quinzième rang des donateurs.
Elle a consacré à l’aide au développement l’an dernier 0,37% de son PNB.

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