Occupation du Golan: la Suisse se positionne clairement

Le ministre suisse des Affaires étrangères Joseph Deiss a rendu visite aux observateurs militaires suisses stationnés sur le Golan. Et signe de l’estime dont jouit la Suisse, Joseph Deiss a été reçu à Damas par le président syrien Hafez al-Assad.

Ce contenu a été publié le 01 mars 2000 - 18:46

Le ministre suisse des Affaires étrangères Joseph Deiss a rendu visite mercredi aux observateurs militaires suisses, non armés, stationnés sur le plateau du Golan. Et signe de l’estime dont jouit la Suisse, Joseph Deiss a été reçu à Damas par le président syrien Hafez al-Assad.

Le raïs syrien, c’est de notoriété publique, n’accorde d’entretiens que de façon très sélective. Ce qui confère à la rencontre qui a eu lieu mercredi durant plus d’une heure entre Joseph Deiss et Hafez al-Assad une dimension hautement politique.

En fait, c’est la position de la Suisse sur la situation au Proche-Orient qui a fait mouche auprès des autorités syriennes. Pour Berne, l’Etat hébreu a le droit à l’existence et à la sécurité, mais l’occupation, en 1967, et l’annexion du plateau du Golan par Israël en 1981 violent les Conventions de Genève.

C’est, en résumé, ce qu’a déclaré Joseph Deiss, mercredi, au cours d’une visite éclair sur les hauteurs du Golan. Le chef de la diplomatie suisse a rendu visite aux observateurs militaires suisses, stationnés dans le camp de Faouar, à un jet de pierre de la zone démilitarisée.

Rappelons que la Suisse a envoyé onze officiers dans le cadre de l’Organisme des Nations unies pour la surveillance de la trêve (ONUST). Leur mission: observer et informer sur d’éventuelles violations de cette trêve, signée en 1974 et qui est globalement respectée.

Les négociations syro-israéliennes sont interrompues depuis le 10 janvier dernier. Mais Joseph Deiss l’a dit très clairement. En cas d’accord de paix, la Suisse est prête à examiner une demande de participation à une force de maintien de la paix. Et la loi qui est actuellement en cours de révision en Suisse définira si les soldats de la paix pourront, oui ou non, être armés pour assurer eux-mêmes leur propre défense.

Jugurtha Aït-Ahmed, Damas

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