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Otmar Keller, préparateur physique des footballeurs suisses

(swissinfo.ch)

Ancien préparateur physique d'Alinghi, de Martina Hingis et du club de football de Grasshopper, Otmar Keller a été engagé en octobre 2007 pour superviser la fin de la préparation physique des footballeurs suisses qui disputent l'Euro. Interview.

swissinfo: Vous êtes entré en fonction il y a un peu moins d'une année. Comment avez-vous organisé l'entraînement physique des footballeurs Suisses?

Otman Keller: Depuis 2006, passablement de travail avait déjà été effectué sous la houlette du physiologue de performance de l'équipe Markus Tschopp et des physiothérapeutes.

A partir des tests effectués jusque-là, nous avons établi des programmes individualisés pour chaque joueur afin que tous puissent préparer de manière optimale la saison hivernale et le temps restant jusqu'à cet Euro. Nous les avons suivis étape par étape et sommes allés les voir dans leurs clubs respectifs afin d'affiner les programmes. Depuis la réunion de Lugano, nous travaillons tous ensemble et récoltons enfin le fruit des efforts consentis individuellement.

swissinfo: Est-ce qu'aujourd'hui les Suisses sont prêts et vous content du résultat de leur préparation?

O.K.: En tant que préparateur physique, je ne suis jamais satisfait. Mais il faut dire qu'ils sont effectivement prêts et qu'ils ont tous très bien travaillé. Mis à part Xavier Margairaz et Blaise Nkufo, presque tous les joueurs que le coach désirait sont là et en forme.

Lorsque l'on prépare des footballeurs pour un tournoi comme l'Euro, il faut non seulement qu'ils soient capables de tenir les 90 minutes d'un match de haut niveau comme celui de samedi sans souffrir et en étant le plus explosif possible. Mais il faut également travailler de manière à ce qu'ils puissent être en forme jusqu'à la fin du tournoi. Entre les différents matches, l'accent est ainsi aussi mis sur la récupération

swissinfo: Vous avez assuré la préparation physique des marins d'Alinghi, du skieur Bruno Kernen ou de Martina Hingis. Est-il facile pour vous de passer ainsi d'une discipline à une autre?

O.K.: Sur le fonds, on travaille de la même manière avec des athlètes de haut niveau pratiquant des sports différents. Dans le détail, les choses changent et mon expérience de cinq ans avec les footballeurs de Grasshopper m'a énormément servi pour ce mandat avec l'équipe de Suisse. J'avais l'expérience du football et les contacts nécessaires. Je savais déjà que les footballeurs aiment plus jouer avec le ballon plutôt que de souffrir en salle de force. Parfois, certains joueurs sont mécontents et râlent, mais s'ils râlent.... alors que je sais qu'ils ont encore des ressources pour s'entraîner!

Travailler avec les footballeurs de l'équipe de Suisse est tout de même différent que de travailler avec des footballeurs de club. Avec ces derniers, le contact est quotidien alors que vous ne voyez des internationaux que trois ou quatre jours par-ci ou par-là à l'occasion des matches amicaux disputés par l'équipe.

swissinfo: Etait-ce facile pour vous de vous intégrer dans ce groupe déjà constitué?

O.K.: Il faut bien sûr s'imposer et gagner la confiance des joueurs en leur montrant qu'on peut leur apporter quelque chose. Mais ils comprennent très vite que nous sommes là pour les aider à progresser, à être encore meilleur, donc tout se passe vite très bien.

swissinfo: Comment vivez-vous cette compétition spéciale de l'Euro avec cette équipe de Suisse?

O.K.: L'expérience est formidable et lorsque je suis avec une équipe ou un athlète, j'ai toujours envie de gagner. Je donne tout ce que je peux pour que l'équipe y arrive. Mais il y a beaucoup de facteurs que l'on ne peut pas maîtriser.

De toute façon, cette expérience est très enrichissante pour moi et j'en garderai, quoi qu'il en soit, un magnifique souvenir. Un Euro dans son propre pays est quelque chose de tout simplement extraordinaire.

swissinfo, Mathias Froidevaux à Feusisberg

Otmar Keller

Diplômé en physiothérapie, Ottmar Keller est également préparateur physique et nutritionniste et gère sa propre entreprise à Schindellegi tout près de Feusisberg.

Ancien biathlète, le Lucernois s'est occupé des footballeurs du club zurichois de Grasshopper (1955-2000) lorsque GC s'est qualifié pour la Ligue des Champions, mais également de Martina Hingis (97-99) lorsque la Saint-gallois était encore numéro un du tennis mondial, du skieur Bruno Kernen et des marins du défi suisse Alinghi (2005-2007).

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