Pélerinage de Jakob Kellenberger à Hiroshima

Jakob Kellenberger: "cette visite m'a permis de mieux comprendre l'importance de la paix." Keystone Archive

Plus d'un demi-siècle après le bombardement atomique, le patron du CICR s'est rendu au Japon. Pour s'y recueillir et y collecter des fonds.

Ce contenu a été publié le 21 décembre 2001 - 14:35

Jakok Kellenberger s'est notamment recueilli devant le cénotaphe, le fameux monument érigé à la mémoire des 200.000 victimes de l'explosion nucléaire du 6 août 1945. Et il a également déposé une gerbe de fleurs devant un autre monument dressé, celui-ci, à la mémoire de Marcel Junod.

A Hiroshima, personne n'a oublié le courage de ce médecin suisse qui était, en 1945, le représentant de la Croix Rouge internationale au Japon. Marcel Junod qui fut le premier médecin étranger à soigner des survivants du feu atomique. Et qui sauva ainsi de nombreuses vies.

«Cette visite m'a permis de mieux comprendre l'importance de la paix. Et le prix payé en vies humaines dans les conflits armés», confie Jakob Kellenberger.

35 millions de dollars pour l'Afghanistan

C'est d'ailleurs pour parler du rôle du CICR dans les conflits armés que Jakob Kellenberger a fait le voyage du Japon. Et, surtout, pour collecter une partie des 35 millions de dollars dont son organisation a impérativement besoin pour pouvoir travailler en Afghanistan au cours des six prochains mois.

La cheffe de la diplomatie nippone, Makiko Tanaka, a réitéré le soutien du Japon à l'action de la Croix Rouge internationale. D'ailleurs, pas plus tard que le mois passé, Tokyo lui a encore alloué 3 millions de dollars supplémentaires.

Un crédit d'urgence. Mais qui devrait être le dernier. Car, compte tenu de ses contraintes budgétaires, le gouvernement nippon a décidé de serrer les cordons de sa bourse. D'ailleurs, il va réduire de 10% l'enveloppe qu'il consacre à l'aide au développement.

Georges Baumgartner, Tokyo

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