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Pôles de compétences Le Valais, terreau fertile d’innovation

Cette pile à combustible de 12 mètres de long, présentée par la HES-SO Valais-Wallis en mars 2019, pourrait permettre aux stations d'épuration des eaux de fonctionner tout en produisant de l'électricité. 

(© Keystone /adrien Perritaz)

Le Valais peine à se défaire de son image traditionnelle et conservatrice. Pourtant, propulsé par le développement de centres de compétences, le canton s’est mué en multiples pôles de savoir-faire: de la biotechnologie à l’énergie en passant par la santé numérique.

Les sciences de la vie règnent dans la plaine du Rhône

Au contact de Lonza à Viège et de Syngenta à Monthey, les entreprises innovantes dans le domaine des sciences de la vie se font la part belle en Valais. A titre d’exemple, la PME Debiopharm, installée à Martigny, brille dans le paysage romand et international. Depuis plus de vingt ans, elle collabore étroitement avec l’école d’ingénierie de la HES-SO Valais-Wallis.

Leur dernier-né? La mise en place d’un dispositif de marquage d’anticorps thérapeutiques contre le cancer, qui sera intégré ultérieurement dans un kit de diagnostic. LuGaia, basée à Rarogne, dans le Haut-Valais, génère quant à elle des nouvelles solutions d’emballage à base de films en plastique pour le transfert stérile de poudre ou de médicaments liquides. Des containers écologiques, car entièrement produits à l’énergie photovoltaïque. Avec ce procédé unique, plus de risque de contamination avec l’environnement externe. Portés par leur brevet, ils sont partenaires de grands noms comme Novartis et Bayer. 

Les start-up aussi foisonnent dans l’univers des biotechnologies. Pour n’en citer que quelques-unes, prenons Curio à Viège, qui propose une autre option que l’expérimentation animale en réalisant leur test sur des cellules souches. Ou GaDia à Monthey, qui détecte en quinze minutes les risques d’infections liées aux soins dans le milieu hospitalier.

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Le Valais, son terroir, ses stations de ski, ses carnotzets. Les clichés collent encore et toujours aux flancs de ses montagnes. Pourtant, celui qu’on appelle historiquement le Vieux-Pays – un surnom à revisiter après la lecture de cet article – fourmille de projets innovants. Son tissu économique, nourri par l’impulsion entrepreneuriale de ses start-ups et de ses PME, s’accroît.

Les engagements financiers n’ont jamais été si élevés: 111,5 millions en 2018 selon le Centre de cautionnement et de financement. Un gage de confiance dans les sociétés valaisannes qui dépoussièrent les stéréotypes. «Notre canton est bien plus innovant que l’image traditionnelle tourisme et mafia qu’on lui accorde dans les médias et hors de ses frontières», commence François SeppeyLien externe, directeur de la HES-SO Valais-Wallis.

Un vrai boom

Pour appuyer son propos, le directeur de l’institution cantonale le compare aux Grisons, région à la topographie similaire dans les années 50. «Le Valais a développé ses infrastructures et sa démographie. Il propose davantage de places de travail, notamment dans l’industrie de pointe. Un vrai boom», condense-t-il.

Cette course au dynamisme prend un nouvel élan en 2004, avec la création de la Fondation pour l’innovation The ArkLien externe. «L’Etat du Valais souhaitait stimuler son économie avec de bonnes conditions-cadres pour répondre aux besoins de chaque entreprise. De la start-up émergente aux multinationales en passant par la PME mature, principale ressource de son écosystème», explique Sophia Dini, déléguée cantonale au projet Campus Energypolis Lien externeet économiste indépendante.

L’EPFL, un détonateur puissant

Un écosystème qui a tapé dans l’œil de l’EPFL. En 2015, l’arrivée de l’école polytechnique a changé la donne. Tous les acteurs s’accordent pour souligner son rôle de détonateur. «L’emménagement d’Energypolis à Sion a révélé certaines aptitudes de notre région. A l’interne et à l’externe», clarifie François Seppey. La ville devient l’épicentre de la cleantech, se spécialisant dans l’énergie, l’eau et l’environnement.

En parallèle, les autres communes renforcent différents pôles technologiques. Sur leurs sites, elles mêlent recherche fondamentale et appliquée et collaboration avec des entreprises actives sur le terrain. A chacune son expertise: les sciences de la vie à BioArk à Viège et à Monthey, l’informatique au TechnoArk à Sierre, les produits naturels à PhytoArk à Conthey ou le système de reconnaissance faciale à IdeArk à Martigny.

Le bâtiment Energypolis de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) en Valais a été inauguré en décembre 2014.

(Keystone / Maxime Schmid)

Succès mais discrétion

Le modèle ultime de ce cycle d’innovation? C’est la compagnie KeyLemon qui d’un projet Business eXperience à la HES-SO Valais-Wallis a été rachetée par AMS, l’un des fournisseurs d’Apple. «La plupart des entreprises préfèrent rester discrètes ici, même si elles génèrent des millions lors de levée de fonds», précise Cédric Luisier, responsable communication de la Fondation The Ark.

A une autre échelle, l’année passée, le géant Lonza a communiqué son intention de s’agrandir «à domicile», à hauteur de 400 millions d’investissements. Une information qui prouve l’attrait du Valais.

«Attention, notre région n’est pas uniquement un terreau d’innovation technologique. Elle réinvente aussi les «business models», soit l’innovation d’affaires et d’idées», tient aussi à préciser Cédric Luisier. Une dernière particularité énoncée par François Seppey, c’est la capacité du Valais à créer des synergies. «Certains parlent à tort de clans, mais le fait de collaborer avec son voisin, de trouver des solutions ensemble reste une vraie plus-value.»

L’innovation en continu

Le bilan positif donne des ailes au canton. Après avoir baptisé fin 2018 BlueArk Entremont, un laboratoire de recherche qui planche sur les défis des communes de montagne, un autre projet d’envergure est également en création: la construction d’un immense pôle Santé à Sion en partenariat avec la SUVA et l’Hôpital du Valais. «Notre région s’impose au niveau suisse. Elle a depuis la volonté d’attirer les cellules d’innovation de grandes entreprises venues d’ailleurs», conclut Sophia Dini.

Preuve de ce succès, le pôle Energypolis de l'EPFL en Valais a su séduire les chercheurs. En 2016, après un an d’existence, il comptait déjà 155 chercheurs et 31 nationalités étaient représentées, comme le montre ce sujet de la Radio Télévision Suisse. 

EPFL


Le futur de la gestion énergétique et environnementale s’écrit en Valais

Château d’eau au cœur des Alpes, le Valais est le terrain propice au développement des technologies en lien avec l’or bleu et les énergies renouvelables. La PME basée au Technopôle de Sierre Aqua4D Water Solution a mis au point un système de filtration d’eau sans produit chimique, particulièrement utile dans l’agriculture et la construction. Forte de son succès, l’entreprise travaille à 85% à l’international.

En quelques années, le campus sédunois Energypolis de l’EPFL est devenu un vrai nid de sociétés innovantes. La start-up H55 a construit un avion de voltige à propulsion électrique. Un projet qui se dessine comme l’avenir de l’industrie aéronautique avec une autonomie record de 45 minutes lors de ses premiers essais. Nommé dans le top 100 Swiss Startup Award 2018, le projet est porté par le copilote de «Solar Impulse», André Borschberg. 

Egalement sélectionnée parmi les entreprises les plus prometteuses du pays, GRZ Technologies à Sion stocke quant à elle les énergies renouvelables par hydrogène. Un moyen plus sûr, plus efficace et plus écologique que les unités de stockage existantes. A noter que la start-up valaisanne était la plus jeune du top 100.

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