Pacte de stabilité pour les Balkans : la Suisse veut jouer les premiers rôles

La Suisse co-présidera la toute première conférence du Pacte de stabilité pour les Balkans. Elle se tiendra les 18 et 19 octobre prochains à Genève sur le thème de la démocratie et des droits de l’homme.

Ce contenu a été publié le 16 septembre 1999 - 16:54

La Suisse co-présidera la toute première conférence du Pacte de stabilité pour les Balkans. Elle se tiendra les 18 et 19 octobre prochains à Genève sur le thème de la démocratie et des droits de l’homme.

La Suisse fait le forcing pour jouer les premiers rôles dans le Pacte de stabilité. Elle veut éviter, à tout prix, d’être mise à l’écart d’un processus initié par l’Union européenne.

Son premier objectif, c’était d’obtenir un statut de participant. Le ministre des affaires étrangères, Joseph Deiss, l’avait sollicité sans succès lors de la signature du pacte fin juillet à Sarajevo. Mais, pour l’heure, la Suisse doit toujours se contenter d’un strapontin d’observateur, avec la Norvège, la Moldavie, la Pologne, la Macédoine et l’Ukraine.

A Bruxelles, le chef de la délégation suisse, l’ambassadeur Armin Ritz (photo), a dû rapidement déchanter : certes, les participants se disent prêts à élargir leur cercle à la Suisse et à la Norvège, mais ils craignent de ne plus pouvoir dire «non» à d’autres candidats. Autant dire que les diplomates suisses devront poursuivre leur travail de persuasion dans l’espoir, l’année prochaine peut-être, d’avoir vraiment voix au chapitre.

Ils ont des arguments à faire valoir : l’expérience dans le domaine de la démocratie, la coexistence entre plusieurs communautés, la présence en Suisse de 400 000 personnes provenant des Balkans, enfin les 300 millions de francs investis pour la seule année en cours dans des projets de reconstruction. L’organisation et la co-présidence de la première conférence sur la démocratie et les droits de l’homme constitue une première reconnaissance de cet engagement.

Thierry Zweifel

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article