Paléo: à vivre et à lire

Paleo Festival Nyon

Pour marquer son quart de siècle, le Paléo Festival de Nyon publie «25 ans la tête dans les étoiles», un beau livre de 175 pages copieusement illustrées. De quoi se remplir de souvenirs et d’anecdotes avant l’édition 2000.

Ce contenu a été publié le 19 mai 2000 - 11:56

Cela tient de la chronique journalistique. Du journal intime. De l'album de photos de famille. Et de l'encyclopédie, car en 25 ans, c'est toute la planète musicale qui a défilé à Nyon.

Mais à l'origine était le folk, rien que le folk. Souvenez-vous: on fumait des herbes de Provence en regardant les étoiles, tout en écoutant Joan Baez, Ralph McTell, Maxime Le Forestier et Alan Stivell. La jeunesse de l'époque regrettait de ne pas avoir vécu Woodstock et Wight en direct. Alors elle se rêvait des concerts informels, davantage rassemblements que récitals. En Suisse, Berne avait montré le chemin avec le «Gurten Festival». Nyon suivit en 76, grâce à un freluquet nommé Daniel Rossellat, qui avait déjà organisé des concerts à la Salle de la Colombière. «Nous avions une sorte de courage inconscient, un peu fou. Les réflexions se faisaient simplement, autour d'une bière».

Depuis, Paléo est devenu ce que l'on sait: une manifestation géante, qui voit défiler chaque année plus de 200.000 spectateurs. Le plus grand «open air» d'Europe, semble-t-il, qui a récemment reçu à Londres le «Arthur Award» du meilleur festival 99: un prix qui récompense les qualités d'organisation et d'accueil.

Paléo, un événement musical, bien sûr, mais tout autant un phénomène de société. L'ado techno peut y croiser sa grand mère, et le parlementaire vaudois y manger un kebab non loin de son neveu junkie.

«25 ans la tête dans les étoiles» raconte tout cela, sous forme d'abécédaire. de A comme «artistes» à Z comme «zoo» en passant par K comme «kebab» justement, X comme «classé X» ou W comme «watts». Au fil des pages, les photos des spectateurs, des organisateurs, des bénévoles, se mêlent à celles des stars. Une mise à plat qui ressuscite un vieux rêve folkeux: celui de l'égalité.

Et puis cet ouvrage nous dévoile des chiffres loin d'être inintéressants. Ainsi on apprend que, pour l'édition 99, il a fallu: 124 kilos de clous, 36 manches de masse, 220 tonnes de barres métalliques, 3750 m2 de plastique, 13,2 kilomètres de barrières diverses, 90lignes téléphoniques et 60 numéros internes, 170 réfrigérateurs et 2 baignoires pour tenir le champagne au frais.

Et pour le 25ème, combien de baignoires? Réponse du 25 au 30 juillet.


Bernard Léchot



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