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Pas de cadeau d'anniversaire pour Ruth Metzler à Bruxelles

Ruth Metzler attend un «signe politique» de la part de la Commission européenne.

(Keystone Archive)

La conseillère fédérale Ruth Metzler était mercredi à Bruxelles pour y rencontrer le commissaire européen Antonio Vitorino. Le jour de ses 37 ans, la cheffe du Département de justice et police n'a eu droit à aucun cadeau politique de la part de la Commission au sujet de l'Espace Schengen.

Ruth Metzler a expliqué à Antonio Vitorino, commissaire en charge de la justice et des affaires intérieures, que la Suisse est «prête à franchir le pas» de la participation à l'Espace Schengen et à la Convention de Dublin sur l'asile.

«Nous sommes conscients, a-t-elle souligné, que l'acquis de Schengen doit être repris intégralement». C'est tout ou rien, très loin de la stratégie suisse qui a souvent consisté à choisir ce qui l'arrange dans la construction européenne.

Le commissaire portugais est resté très prudent. Pas question de donner des assurances à son interlocutrice sur la possible participation de la Suisse. D'abord parce que c'est son collègue Chris Patten, commissaire aux relations extérieures, qui chapeaute les différentes discussions en cours avec la Suisse.

Ensuite parce que la Commission devra disposer d'un mandat des Quinze pour négocier. Pour l'heure, du côté de la Commission, on se borne à offrir une «disponibilité» pour toute discussion technique sur Schengen et Dublin.

Ruth Metzler attend toutefois un «signe politique» de la part de la Commission, après celui donné en mars dernier par le Premier ministre suédois Göran Persson. Pour elle, le souhait de la Suisse rejoint la volonté européenne de lutter contre la criminalité transfrontalière, notamment la fraude douanière.

Lors de sa visite à Bruxelles, la première depuis son élection il y a deux ans, Ruth Metzler était accompagnée d'un représentant des cantons, le conseiller d'Etat de Bâle-Campagne Andreas Koellreuter. Selon lui, «les cantons sont en principe positifs», à condition d'être invités à «un dialogue ouvert avec la Confédération».

Cela n'a pas été le cas depuis le début, mais le Conseil fédéral semble décidé à réparer cette maladresse.

Thierry Zweifel, Bruxelles

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