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Pascal Couchepin et la nouvelle économie: enthousiaste, mais pas euphorique

Pour Pascal Couchepin la nouvelle économie ne peut pas s’affranchir des règles de l’économie classique.

(Keystone)

«En matière de nouvelles technologies, la Suisse n´est pas en retard». Devant les invités du Forum de Glion, Pascal Couchepin a rendu hommage vendredi aux innovateurs de tout poil, même si le ministre n´aime toujours pas le terme de «nouvelle économie».

Le mot avait fait le tour des rédactions cet été. Devant un parterre de journalistes un peu trop enthousiastes à son goût, le ministre de l'Economie avait qualifié de «bidon» l'engouement pour la nouvelle économie.

Face à la centaine de décideurs réunis depuis jeudi sur les hauts de Montreux, Pascal Couchepin a tenu à préciser sa position, dans une intervention également diffusée en direct sur Internet - comme il sied à un Forum orienté high-tech.

Pour le conseiller fédéral, la nouvelle économie ne peut pas s'affranchir des règles de l'économie classique. Aussi brillante soit-elle, une start-up aura toujours besoin de capital, de travail, de bénéfices et d'investissements. «Pour moi, il n'y a pas de nouvelle économie, mais des nouvelles technologies et de nouvelles manières de travailler», précise le ministre.

Et dans ce domaine, la Suisse n'est pas en retard. «Le niveau de la recherche et de la formation y est très élevé et les statistiques qui mesurent le développement des nouvelles technologies de l'information nous classent juste derrière les Etats-Unis et les pays d'Europe du Nord», se réjouit Pascal Couchepin, qui défendra prochainement au Parlement son projet de loi destiné à améliorer encore la formation à tous les niveaux de l'échelle technologique.

Enthousiaste donc, mais pas euphorique pour autant, le conseiller fédéral regrette quand même cette sorte d'obsession pour le virtuel, qui risque de faire passer au second plan des domaines au moins aussi prometteurs, comme les biotechnologies.

La Confédération n'en a pas moins pour mission de favoriser l'émergence des jeunes entreprises et Pascal Couchepin se réjouit de ce que la culture née des nouvelles technologies parvienne parfois à imprimer son rythme à la machine étatique.

Ainsi, l'abaissement à un centime de la valeur nominale des nouvelles actions - qui devrait entrer en vigueur l'année prochaine précisément pour favoriser les start-up - a été décidé en sept mois, alors qu'il avait fallu 14 ans pour réviser le droit des sociétés anonymes.

Sur la question des permis de travail en revanche, Pascal Couchepin restera intraitable. Selon lui, les contingents définis chaque année doivent suffire aux besoins de l'économie et il n'est pas question de créer un contingent spécial «nouvelles technologies».

Les entreprises doivent pouvoir se débrouiller pour trouver le personnel dont elles ont besoin, en commençant par prospecter le marché intérieur. Et de citer l'augmentation du nombre d'apprentis en informatique, qui a bondi de 40 pour cent cette année.

Ce 9ème Forum de Glion s'achève samedi par une soirée récréative et culturelle. Outre Pascal Couchepin, les participants auront eu l'occasion d'y entendre notamment Jean-Louis Gassée, ancien membre de la direction d'Apple et grand pourfendeur de Microsoft, ainsi que le Zurichois Wim Ouboter, heureux inventeur d'un gadget qui est en train de faire le tour du monde: la microtrottinette.

Marc-André Miserez

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