Petite lueur d'espoir pour le pôle français de Swissair

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Après l'accord entre Swissair et la Belgique à propos de Sabena, le groupe helvétique attend toujours le feu vert des autorités judiciaires pour la reprise d'AOM-Air Liberté. Le président du directoire, Marc Rochet, travaille sur un projet de reprise qui aurait la bénédiction de Swissair.

Ce contenu a été publié le 18 juillet 2001 - 16:22

Une bonne nouvelle n'arrive jamais seule. C'est en tout cas ce que l'on espère du côté de Zurich. Mardi soir, Swissair et le gouvernement belge ont trouvé un accord qui assure l'avenir de la compagnie belge et libère Swissair de l'obligation d'augmenter sa participation à 85% dans Sabena.

Un gouffre sans fond

Les deux parties s'engagent à injecter ensemble 650 millions de francs dans Sabena, 60% de cette somme étant pris en charge par le groupe helvétique.

En France, Swissair cherche également à sortir par le haut de son pôle aérien AOM-Air Liberté, gouffre sans fond qui perd plus d'un million de francs suisses par jour, et dont le groupe helvétique est un des deux gros actionnaires, avec le patron des patrons français Ernest-Antoine Seillière.

Or l'avenir d'AOM-Air Liberté est toujours aussi incertain. Les candidats à la reprise, qui avaient jusqu'à lundi soir pour revoir leur dossier, n'ont de toute évidence pas amélioré leur offre d'une manière décisive.

Les deux repreneurs ont besoin de Swissair

Les administrateurs judiciaires en charge d'AOM-Air Liberté ont indiqué mardi que «tout restait ouvert», évoquant la possibilité que le Tribunal de commerce de Créteil reporte sa décision, attendue initialement jeudi.

Aux yeux des administrateurs, les garanties financières des deux principaux dossiers restent très insuffisantes. Avec son projet baptisé Holco, Jean-Charles Corbet, ancien pilote d'Air France, ne parvient pas à séduire le Tribunal, tout comme le montage financier de la société française Fidei détenue par le holding américain Leucadia.

Même s'il est loin de faire l'unanimité du personnel, Holco aurait la faveur des syndicats, car il prévoit le maintien de 3400 à 3600 des quelque 5000 emplois d'AOM-Air Liberté.

Dans tous les cas de figure, les deux repreneurs auront besoin de l'appui de Swissair, qui se dit prêt à verser jusqu'à 500 millions de francs, mais à condition d'échapper à tout risque de poursuites judiciaires.

Selon plusieurs sources, l'actuel président du directoire d'AOM-Air Liberté, Marc Rochet, travaillerait sur un nouveau projet, ce qui pourrait expliquer le possible report de la décision du Tribunal de Créteil.

A Paris, on estime que Marc Rochet est la personne la mieux placée pour obtenir un soutien financier maximum de Swissair. Reste à savoir si le groupe suisse
est encore en mesure de dicter sa loi.

Jacques Allaman, Paris

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