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Piaget affiche sa qualité manufacturière

La «Piaget Emperador Tourbillon» (image worldtempus.com)

(swissinfo.ch)

«Piaget», synonyme de produit de joaillerie, richement empierré… Mais la marque, qui fête ses 130 ans, souligne aujourd’hui son instrument de production.

Alors que «Baselwold» ferme ses portes, le Salon international de la haute horlogerie à Genève se tient jusqu’au 25 avril.

La marque a donc décidé de renforcer son message et d'affirmer clairement qu'elle appartient, elle aussi, au club des vraies manufactures horlogères.

«J'ai vraiment envie de montrer notre instrument de travail, de dire que nous produisons pratiquement tout nous-mêmes, que cela dure depuis près de 130 ans». C'est Léopold-Philippe Metzger, PDG de Piaget qui revendique l'appartenance au club très sélect des maisons techniques.

Et de prouver ce qu'il avance en invitant qui le veut à visiter la manufacture sise à la Côte-aux Fées, en plein jura neuchâtelois. Car c'est bien d'une manufacture dont il s'agit, à n'en point douter.

Vaste culture technique

De la cave au grenier, machines à commande numérique pour fabriquer les platines, bureau de recherche et développement équipé de la PAO (la programmation assistée par ordinateur) la plus sophistiquée, installations de lavage des pièces usinées, ateliers de remontage des ébauches, ateliers feutrés de haute horlogerie où des horlogers d'expérience montent les tourbillons, se succèdent dans cette maison aux murs chargés d'histoire technique.

Bien sûr on se souvient que Piaget a produit de très belles montres dans le passé, que la maison faisait elle-même ses mouvements. Mais, au fur et à mesure qu'elle devenait plus discrète sur ses capacités techniques, pour mettre en avant les pièces empierrées et la collection de bijoux, les clients et les médias oubliaient sa vaste culture technique.

Il faut ajouter que, depuis une dizaine d'années, le mot manufacture a été quelque peu galvaudé par des marques qui, après avoir apporté leur décor spécifique sur des ébauches fournies par ETA, se sont pompeusement, et tout à fait faussement, décernées le titre de manufacture.

Devant une telle inflation de qualificatifs ronflants, la maison de la Côte-aux-Fées s'était donc faite de plus en plus discrète.

«Travaille, loue le Seigneur et tais-toi!»

On trouve une explication de cette discrétion dans les racines de Piaget. Née sur les hauts du Val-de-Travers, dans une région aride et difficile, la marque a été fortement influencée par le calvinisme qui prédominait dans la chaîne du Jura industriel.

Isolés durant plusieurs mois par an, et cela jusqu'au début du 20me siècle, les horlogers de ces régions avaient appris la discrétion et les vertus du travail bien fait.

Et la morale très calviniste de ces lieux, à l'époque, voulait qu'on ne s'en vante surtout pas. Il était indispensable de cultiver l'humilité et la discrétion, particulièrement si les affaires se portaient bien et que l'argent rentrait.

En d'autres termes on appliquait la maxime: «Travaille, loue le Seigneur et tais-toi». A force, on finit par prendre l'habitude de ne rien dire et Piaget n'a pas échappé à cette règle.

Aujourd'hui, tout a changé. Au SIHH de Genève, Piaget présente une symphonie de pièces pour fêter son 130e anniversaire. Passant de déclinaisons joaillières sublimes à des produits très techniques, la maison démontre qu'elle reste une jeune fille, plutôt accorte et fort séduisante.

swissinfo, Eric Othenin-Girard


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