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Piccard fait la promotion de la Suisse en Amérique latine

Bertrand Piccard veut montrer que la Suisse est le pays de la haute technologie, de la créativité et de l’esprit d’entreprise.

(swissinfo.ch)

L'aérostier suisse Bertrand Piccard s'est envolé pour l'Amérique du Sud. Mais ce n'est pas en tant que recordman du tour du monde en ballon ou ambassadeur des Nations unies qu'il voyage. C'est pour promouvoir la Suisse.

Bertrand Piccard arrive jeudi à Buenos Aires. Première étape d'une visite officielle de quinze jours en Amérique latine, de l'Argentine au Chili en passant par la Bolivie, le Pérou, le Paraguay, l'Uruguay et le Brésil.

Le voyage est organisé par Présence Suisse. Pour l'organisation gouvernementale, chargée de promouvoir la Suisse à l'étranger, le psychiatre et aventurier Bertrand Piccard donne une image positive de la Suisse, celle d'un pays moderne et innovateur.

«Je vais montrer que la Suisse, ce n'est pas uniquement le chocolat, les vaches et les banques, lance Bertrand Piccard. C'est aussi le pays de la haute technologie, de la créativité et de l'esprit d'entreprise».

Aux côtés de Brian Jones, Bertrand Piccard a été le premier homme à faire le tour du monde en ballon sans escale. Et, selon l'aérostier, Breitling Orbiter est précisément un bon exemple de cet état d'esprit qu'il défend. «La Suisse est un pays où il y a de l'argent et où on utilise cet argent pour réaliser des grands rêves».

Ce n'est pas la première fois que Bertrand Piccard joue le rôle d'ambassadeur pour Présence Suisse. Il a déjà fait des voyages similaires aux Etats-Unis, aux Emirats Arabes Unis et en Allemagne.

Neuf mois après son tour du monde, l'aventurier a également été nommé ambassadeur pour le Fonds des Nations unies pour la population et porte-parole en Suisse de la campagne Face to Face, qui vise à défendre les droits des femmes dans le monde.

Bertrand Piccard est conscient que les pays qu'il va visiter en Amérique latine sont précisément ceux qui ont besoin de l'aide des Nations unies. Il va donc profiter de son séjour pour établir des contacts avec les responsables du Fonds des Nations unies pour la population et s'intéresser de plus près à leurs projets.

«Je me suis toujours senti concerné par les problèmes du monde, explique Bertrand Piccard. Mais avant mon tour du monde en ballon, je n'avais aucun pouvoir. Aujourd'hui, je suis sollicité et je peux défendre mes idées». L'aérostier suisse estime à 200 le nombre de conférences qu'il donne chaque année.

Bertrand Piccard et Brian Jones ont d'ailleurs utilisé leur célébrité pour créer Winds of Hope. La fondation attire l'attention sur des 'maladies oubliées', comme le noma, cette sorte de gangrène qui ravage le visage des enfants dans les pays en voie de développement.

En Amérique latine, Bertrand Piccard entend bien profiter de ses rencontres pour parler de Winds of Hope. Il faut dire qu'il va voir des présidents, des Premiers ministres et participer à des débats avec les leaders des milieux politiques et économiques.

Avant de survoler, en ballon bien sûr, les ruines des Incas dans les Andes péruviennes.

Roy Probert


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