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Plaidoyer de Pascal Couchepin en faveur des pays pauvres

Aux réunions de printemps du Fonds monétaire international et de la Banque Mondiale, qui se sont clôturées mardi à Washington, le ministre suisse de l’Economie a prononcé un plaidoyer en faveur de la réduction de la dette des pays en développement.

Ce contenu a été publié le 18 avril 2000 - 08:55

Aux réunions de printemps du Fonds monétaire international et de la Banque Mondiale, qui se sont clôturées mardi à Washington, le ministre suisse de l’Economie a prononcé un plaidoyer en faveur de la réduction de la dette des pays en développement.

Pascal Couchepin a annoncé que la Suisse allait apporter une contribution de 50 millions de francs au programme HIPC. Cette initiative internationale, connue sous les initiales de son nom anglais, vise à réduire la dette des pays les plus pauvres et les plus endettés. La nouvelle enveloppe suisse vient s’ajouter aux 110 millions de francs que Berne a déjà versés pour soulager ces pays.

Pour le ministre suisse de l’Economie, la lutte contre l’endettement et la pauvreté est prioritaire. Certes, la communauté internationale espère diminuer la pauvreté de moitié d’ici 2015, mais Pascal Couchepin doute que cet objectif soit atteint.

Il appelle donc «tous les créanciers bilatéraux et multilatéraux, de même que les pays donateurs, à contribuer de manière active et substantielle» au programme HIPC. Le conseiller fédéral se dit, en effet, «très préoccupé» par le financement de l’initiative et ses lenteurs.

A ce jour, le programme HIPC n’a, en effet, concrètement profité qu’à un seul pays, l’Ouganda. Pour accélérer le mouvement, Pascal Couchepin propose que les conditions posées aux pays candidats à ce programme soient «limitées à un petit nombre de mesures clés, susceptibles d’être contrôlées de façon satisfaisante».

Le fardeau de la dette sur les populations du Sud a été l’un des thèmes principaux des manifestations qui ont perturbé les réunions du FMI et de la Banque Mondiale. La Suisse et une poignée d’autres pays tels que le Canada ont souvent prôné un allègement accru de l’endettement. Reste à savoir si leur démarche unilatérale inspirera les autres pays lors des prochaines réunions des deux organisations financières internationales qui se tiendront à Prague à partir du 25 septembre prochain.

Marie-Christine Bonzom, Washington

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