Plonk & Replonk ou le sépia saugrenu

«Le Grand Rideau de Röstis, symbole de notre unité nationale». Plonk & Replonk

Parmi les huit expositions réunies sous le thème «Objectif subjectif» et présentées dans le cadre des Journées photographiques de Bienne, les fameuses «Cartes postales» de Plonk & Replonk. Présentation.

Ce contenu a été publié le 14 septembre 2000 - 10:56

Au rez-de-chaussée du très traditionnel Musée Neuhaus, une salle recouverte de photos sépia, fleurant bon la nostalgie début de siècle. Mais voilà, ces photos, tirées des archives Zimmermann, ont toutes été joyeusement détournées par les Chaux-de-fonniers «Plonk & Replonk», bien connus des lecteurs du quotidien «Le Temps», qui leur consacre chaque semaine un espace.

Plonk & Replonk, un «collectif» constitué de Miguel Morales, Jacques et Hubert Froidevaux, trio de touche-à-tout qui s'intéresse aussi bien à l'édition, à la création d'objets, à l'échange culturo-affectif avec Ouagadougou qu'aux détournements d'images, on l'a dit.

Une vache, suspendue à un fil par des pincettes, sur fond de pâturages, est titrée «La vache à 30°, 60° et 95°». Un peu plus loin, un collage de portraits du général Guisan porte la mention suivante: «Défilé de l'Armée secrète de Généraux Guisan». Quant à cet étrange mur de patates qui serpente à travers un paysage alpin, il devient «Le Grand Rideau de Röstis, symbole de notre unité nationale». C'est absurde souvent, subversif parfois, rigolo presque toujours.

C'est une sorte de «best of» que l'on peut voir au Musée Neuhaus jusqu'au 1er octobre, car Plonk & Replonk ont déjà publié plusieurs séries, aux titres édifiants: «Le monde fantastique de la Suisse», «Le Monde de l'Univers», «Le Léman, Lac au bord de l'eau» ou «La Chaux-de-fonds, imprimées à 1000 m d'altitude».

«Plonk & Replonk», déjà en bonne place dans la presse, sont donc aujourd'hui muséo-compatibles. Ajoutons à cela qu'ils ont été retenus par Expo 02 pour le projet «Little Dreams»... Une reconnaissance qui ne manque pas de sel pour ces trois irrévérencieux montagnards issus du «sous-sol de l'underground», pour reprendre une expression de Miguel Morales.

Bernard Léchot

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