Plus de deux Suisses sur trois disent oui aux accords bilatéraux

Les Suisses ont ce week-end très nettement accepté les sept accords bilatéraux avec l’Union européenne. Le oui l’emporte par 67,2 pour cent. Seuls le Tessin et Schwytz ont dit non.

Ce contenu a été publié le 21 mai 2000 - 20:38

Au Tessin, 57 pour cent des votants ont rejeté les accords bilatéraux, alors que la majorité de non est plus mince à Schwyz: 50,2 pour cent. A l’inverse, les Vaudois ont dit le oui le plus massif, à 80,4 pour cent.

Sans surprise, c’est en Suisse romande que l’on enregistre les plus forts taux d’acceptation. Neuchâtel (79,4), Genève (78,8), et le Jura (77,3) sont tous au-dessus des 75 pour cent de oui. Fribourg frôle la barre (74,7 pour cent). Comme en 1992, lors du rejet de l’Espace économique européen, le Valais est en retrait, avec 65,6 pour cent de oui.

Mais le plus remarquable, c’est le bon score obtenu en Suisse alémanique, avec un oui massif à Bâle-Ville (72,4), Bâle-Campagne (71) et Zurich (70), qui tous trois dépassent les 70 pour cent. Zoug et Berne suivent de près, avec respectivement 69,3 et 68,5 pour cent.

En outre, de nombreux autres cantons alémaniques enregistrent des taux d’approbation confortables: 66,7 pour cent de oui à Soleure, 63,2 à St-Gall. Lucerne, Argovie, Appenzell Rhodes-Extérieures et Schaffhouse tournent autour de 61-62 pour cent. On est donc loin du fossé, entre les deux grandes régions linguistiques du pays, constaté au soir du fameux "dimanche noir" d'il y a sept ans.

Au niveau national, la participation s’élève à 48 pour cent, soit bien au-dessous de celle du 6 décembre 1992, lors du vote sur l’Espace économique européen. Le taux de participation avait alors atteint 78,7 pour cent.

Rappelons que les sept accords sectoriels concernent les domaines de la libre circulation des personnes, des transports terrestres et aérien, des marchés publics, des obstacles techniques au commerce, de la recherche et de l’agriculture.

Ces traités bilatéraux entreront en vigueur au plus tôt début 2001. Plébiscités tant par la Commission européenne que le Parlement de Strasbourg, ils doivent cependant encore passer l’épreuve de la ratification dans chacun des 15 Etats de l’Union européenne.

Pierre Gobet

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