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Plusieurs sociétés manquent de transparence

La Bourse suisse a introduit un code de bonne conduite, en juillet 2002.

(Keystone)

La fondation d'investissement Ethos estime que la Suisse a encore des progrès à faire en matière de gouvernance d'entreprise.

Selon une enquête présentée mardi à Zurich, 38% des 100 plus grandes sociétés cotées ne respectent pas les critères de transparence de la Bourse suisse (SWX).

En comparaison avec les autres pays d'Europe continentale, la Suisse ne s'en sort pas si mal. Mais ce résultat est insuffisant, estime la Fondation Ethos.

Dans son enquête, la Fondation suisse d’investissement pour un développement durable souligne que notre pays est très en retard sur les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

Un profil clair

La gouvernance d'entreprise définit les rapports entre les différents pouvoirs d'une entreprise: les actionnaires, le conseil d'administration et la direction.

«Un profil clair est l’un des piliers de la valeur à long terme d'une entreprise», commente Dominique Biedermann, directeur d’Ethos.

A ce jeu, les entreprises du SMI (indice des valeurs vedettes à la Bourse suisse) font mieux que la moyenne. Selon l’enquête, les trois-quarts d’entre elles donnent les informations exigées par la directive introduite l'an dernier par la Bourse suisse.

Bons élèves

En tête du classement: Swiss Re, UBS, Zurich Financial Services (ZFS) et le Credit Suisse Group. Ce sont les entreprises qui respectent le mieux la directive de la SWX.

Ce quatuor, ainsi que Holcim ou Unaxis, fait aussi partie des entreprises les plus avancées en termes de gouvernement d'entreprise.

Mauvais élèves

Parmi les mauvais élèves du SMI: la Société générale de surveillance (SGS), Swatch Group ou Roche. Ces entreprises, qui ont encore un fort caractère familial, n'offrent pas la transparence requise, juge la Fondation Ethos.

Hors SMI et côté romand, des sociétés comme Edipresse ou Bobst sont dans le même cas.

Publication des salaires

Dans le détail, l’enquête révèle que la seule obligation - la publication des rémunérations des dirigeants - n'est pas toujours remplie de manière complète.

Et les huit autres points de la directive de la SWX, portant notamment sur des détails concernant les droits des actionnaires ou les mesures de défense, font l'objet d'informations lacunaires.

Si la Fondation Ethos demande le respect de l’actuelle directive de la SWX, elle souhaite aussi aller plus loin en ajoutant d’autres exigences.

Publication des taux d’absence

Ainsi, elle plaide pour que la publication des mandats auxiliaires des administrateurs ou leur taux d'absence aux séances soit obligatoire, pour permettre de juger du temps dont ils disposent pour l'entreprise.

Un autre problème réside dans la difficulté de faire inscrire des objets aux ordres du jour des assemblées générales. Par exemple, dans le cas de Nestlé, il faut disposer d'actions pour une valeur d'au moins 300 millions de francs.

Selon Dominique Biedermann, de tels paquets sont réservés à des fonds dont la fortune est d'une dizaine de milliards de francs. Et ceux-ci ne sont pas nombreux.

Une action, une voix

Enfin, Ethos estime que le principe «une action, une voix» n'est pas suffisamment respecté. Trop d'entreprises ont encore plusieurs types de titres, privilégiant certains actionnaires.

Pour l'heure, la Bourse suisse (SWX) n'entend pas réagir, a précisé son porte-parole Jürg von Arx. Une étude réalisée par l'Institut de comptabilité et de contrôle de l'Université de Zurich sera présentée le 1er décembre.

swissinfo et les agences

En bref

- Selon l’enquête de la Fondation Ethos, 38% des 100 plus grandes sociétés cotées ne respectent pas les critères de transparence de la Bourse suisse.

- Les entreprises du SMI (indice des valeurs vedettes à la Bourse suisse) font mieux que la moyenne.

- En tête du classement de la Fondation Ethos: Swiss Re, UBS, Zurich Financial Services (ZFS) et le Credit Suisse Group.

- Parmi les mauvais élèves du SMI: la Société générale de surveillance (SGS), Swatch Group ou Roche.

- Récemment, la Banque cantonale de Zurich (BCZ) s'est livrée à une enquête similaire, mais limitée aux titres du SMI.

- Ses conclusions sont globalement semblables à celles de la Fondation Ethos.

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