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Politique: retour de l'idée d'un quota féminin

Helvetia trône à l'entrée du Palais fédéral, mais les femmes ont bien de la peine à y accéder.

(RDB)

Les femmes restent sous-représentées en politique. Les élues du Parlement relancent donc l’idée d’un quota. Elles arrêteront une position commune d’ici la mi-2006.

La proposition a le soutien des femmes de pratiquement tous les partis. La droite dure fait cependant cavalier seul.

Bien décidées à accroître la représentation féminine en politique après le choc de la non-réélection de Ruth Metzler au gouvernement en décembre 2003, les femmes ont décidé de s'attaquer sans tabou aux quotas.

L'idée d'un quota de femmes suscite cependant toujours de vives réactions, notamment dans les partis bourgeois, alors même que le principe d'une représentation proportionnelle par cantons, région ou langues est incontestée. C'est pourquoi les femmes ont décidé d'évaluer sans préjugé les chances et les risques des quotas.

Tenu vendredi, le colloque «Davantage de femmes en politique. Les quotas un alibi?» a été organisé par le groupe des femmes interpartis. Elles entendent rendre possible une discussion sans préjugé dans les groupements de femmes pour arriver à une position commune à la mi-2006.

Gauche sans complexe

La tâche sera difficile, tant les points de vue divergent. Pour Julia Gerber Rüegg, co-présidente des femmes socialistes suisses, les quotas sont loin d'être «dévalorisants». Ils ont été utilisés de tout temps pour pallier certains déséquilibres.

«Tant que les quotas de femmes ne seront pas mis en oeuvre, l'Etat fédéral restera un monde peuplé d'hommes», a renchéri Ruth Genner, la présidente des Verts suisses.

La gauche a d’ailleurs introduit depuis longtemps des quotas de femmes sur les listes électorales. Elle a ainsi presque atteint une représentation paritaire au niveau fédéral.

Droite plus réservée

De son côté, Ida Glanzmann, la présidente des femmes démocrates-chrétiennes (PDC / centre-droit), est favorable aux quotas pour les listes électorales, mais pas pour les résultats des élections. «La volonté des électeurs doit être respectée, quel qu'en soit le résultat», a-t-elle souligné.

Marianne Dürst, la présidente des femmes radicales (PRD / droite), suggère d'obliger les partis à présenter des listes paritaires, sous peine d'amende, ou de faire planer, comme une épée de Damoclès, la menace des quotas si la représentation féminine au niveau fédéral n'atteint pas une proportion donnée d'ici quelques années. Ces mesures sont toutefois à considérer comme un ultima ratio.

Les femmes de l’Union démocratique du centre (UDC / droite dure) – le premier parti du pays – restent en revanche hostiles à tout quota. Dans un communiqué, elles soulignent que les quotas «ne tiennent compte ni des valeurs individuelles, ni des qualifications indispensables pour mener une politique efficace».

swissinfo et les agences

Faits

Formé de sept membres, le gouvernement suisse ne compte actuellement qu’une seule femme (Micheline Calmy-Rey)
La Chambre basse du Parlement compte 50 femmes (25% du total) et la Chambre haute 11 (23,9%)
Au niveau mondial, il y a en moyenne 15,7% de femmes dans les parlements. La plus forte présence se trouve dans les pays nordiques (39,9%), la plus faible dans le pays arabes (6,5%)

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En bref

- L’idée d’un quota féminin en politique n’est pas nouvelle. Une initiative nommée «pour une représentation équitable des femmes dans les autorités fédérales» avait été déposée en 1995.

- Refusée au Parlement, elle a été massivement rejetée par le peuple lors de la votation du 12 mars 2000 par 82% des citoyens et tous les cantons.

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