53% des Suisses «comprennent» l'offensive israélienne à Gaza

Plus de la moitié des Suisses comprend qu'Israël soit intervenu militairement dans la bande de Gaza, selon un sondage publié dimanche. Et 90% considèrent qu'Israéliens et Palestiniens ont le droit à coexister dans des Etats indépendants.

Ce contenu a été publié le 11 janvier 2009 - 11:39

Selon cette enquête publiée par le «Matin Dimanche» et le «SonntagsBlick», 53% des sondés disent comprendre l'intervention de l'Etat hébreu dans la bande de Gaza après que le Hamas a rompu le cessez-le-feu en tirant des roquettes sur le sud d'Israël. Une minorité (39%) déclare ne pas comprendre l'opération de Tsahal et 8% des personnes interrogées sont indécises.

Selon l'enquête, les Suisses sont partagés concernant le Hamas. Ils sont 34% à qualifier le mouvement islamiste palestinien d'organisation terroriste et 38% à estimer qu'il s'agit d'un
groupe de combattants pour la liberté. Seuls 12% considèrent le Hamas comme un parti politique.

Par ailleurs, 90% des personnes interrogées considèrent qu'Israéliens et Palestiniens ont le droit à coexister dans des Etats indépendants.

A la question «la Suisse doit-elle chercher un rôle actif d'intermédiaire dans ce conflit», 47% répondent par l'affirmative, contre 36 % d'avis opposés et 6 % d'indécis.

«Ce sondage confirme que les Suisses soutiennent la politique étrangère de la Suisse et notre position claire dans ce conflit», a commenté Micheline Calmy-Rey,l ministre des Affaires étrangères, dans une interview au «SonntagsBlick». «Ce résultat montre que la politique de neutralité active rencontre une approbation au sein de la population», estime la ministre.

L'enquête a été réalisée par l'institut de sondage Isopublic, qui a interrogé les 7 et 8 janvier 502 personnes en Suisse romande et alémanique. La marge d'erreur est de + ou - 4,5%

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article