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Quand la Suisse adhérait aux Nations Unies

Le 10 septembre 2002, le Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan (au centre) prenait la pose au siège des Nations Unies à New York avec le président de la Confédération Kaspar Villiger (à gauche) et le ministre suisse des Affaires étrangères Joseph Deiss. Keystone

Le 10 septembre 2002, la Suisse était officiellement admise aux Nations Unies après que le peuple eut approuvé à une petite majorité, en mars 2002, son adhésion à l'organisation internationale. Une décision historique retracée au travers de nos archives. 

Ce contenu a été publié le 09 septembre 2017 - 16:00

«Notre neutralité ne veut pas dire égoïsme, elle ne ferme pas les yeux sur la pauvreté et l'injustice, elle ne nous empêche pas d'élever la voix pour dénoncer les inégalités. Notre neutralité se conjugue avec la solidarité typique de notre peuple».

C'est avec ces mots que Kaspar Villiger, alors président de la Confédération, s’était adressé à l'Assemblée générale des Nations Unies à New York le 10 septembre 2002. «Voici les Suisses. Nous vous avons attendus longtemps», avait déclaré le Secrétaire général de l'époque, Kofi Annan. Visiblement ému, le conseiller fédéral Villiger s’était dit surpris par l'accueil chaleureux réservé à la Suisse en ce jour historique. 

La Suisse a été l'un des derniers pays au monde à adhérer aux Nations Unies. En 1986, une première proposition d'adhésion avait été rejetée par le peuple. Le débat avait été relancé dix ans plus tard, mais ce ne fut que le 3 mars 2002 que le peuple accepta, par 54,6% des voix, une initiative populaire réclamant l’adhésion.

Le démocrate-chrétien François Lachat était l’un des six parlementaires à avoir participé au lancement de l’initiative. Au micro de Radio Suisse Internationale – l’ancêtre de swissinfo.ch – il expliquait alors ne plus supporter la «satellisation» de la Suisse.

Les adversaires insistaient en revanche sur le fait qu’une adhésion risquait de faire perdre à la Suisse sa fameuse neutralité, ainsi que le soulignait Hans Fehr, alors député de l’Union démocratique du centre et directeur de l’Action pour une Suisse indépendante et neutre.

Finalement, le 3 mars 2002, le peuple et les cantons acceptaient d'entrer dans l'ONU. Dès la nouvelle connue, le gouvernement suisse pouvait annoncer par téléphone la nouvelle au Secrétaire général de l'organisation. 

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