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Démission au sommet à Neuchâtel

Frédéric Hainard, ministre de l’économie du canton de Neuchâtel, annonce lundi matin sa prochaine démission par voie de presse. Depuis plusieurs semaines, l’élu libéral-radical, accusé notamment de népotisme, est au centre d’une polémique qui a dépassé les frontières cantonales.

Le conseiller d'Etat démissionne au 31 octobre, selon une déclaration officielle publiée dans les quotidiens L'Express et L'Impartial de lundi. Sur les ondes de la Radio Suisse Romande, le président du gouvernement cantonal Claude Nicati a qualifié cette décision - qu’il a apprise par les médias - de «sage» et affirmé sa volonté de «tourner cette page».

«Quelles que soient les conclusions de la commission d'enquête parlementaire (CEP), ce n'est plus seulement la confiance dans les élus qui est en jeu, mais la confiance dans les institutions qui est ébranlée. Dans ces conditions, j'ai pris la décision de m'en aller. Je pense ainsi servir utilement l'Etat et ne pas trahir les Neuchâtelois», écrit Frédéric Hainard dans sa déclaration.

Il a fait savoir sa décision dimanche au président du Grand Conseil (parlement), Olivier Haussener. Il quittera le château le 31 octobre, soit à la date butoir prévue par la CEP pour rendre son rapport.

Ce rapport sera établi comme si Frédéric Hainard n'avait pas démissionné, explique lundi le président de la CEP, le député vert Patrick Erard. Et d’ajouter que la commission va aussi accéder aux demandes d'auditions complémentaires que Frédéric Hainard pourrait lui faire, ce qu’elle aurait fait «de toute façon».

Selon le décret qui l'institue, la CEP doit enquêter sur plusieurs reproches à l'égard du magistrat, à commencer par son intervention dans un dossier de tutelle. Les circonstances du recrutement de l'amie du conseiller d'Etat dans un service de l'administration sont également sous la loupe de la CEP.

Côté réactions, la gauche comme la droite saluent cette décision de retrait, à même de «ramener un peu de sérénité» et de «pacifier le canton». Seule l’UDC (droite conservatrice) est mécontente, jugeant cette démission insuffisante. Pour elle, c’est le gouvernement en entier qui devrait démissionner, car «les inimités entre ses membres restent et les dossiers n'avancent pas».

swissinfo.ch et les agences


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