Des ténors de l'UDC s'opposent à l'initiative sur les minarets

A un peu plus d'un mois du scrutin, d'éminents représentants du parti conservateur critiquent l'initiative anti-minarets. Le conseiller national Peter Spuhler met en garde contre les boycotts, alors que le ministre Ueli Maurer considère cette votation comme un faux signal.

Ce contenu a été publié le 25 octobre 2009 - 15:33

Le ministre de la défense était président de l'UDC (Union démocratique du Centre, droite conservatrice) quand l'initiative avait été lancée en 2007. Comme il le relève dans un entretien accordé au SonntagsBlick, il s'était opposé à ce que son parti lance l'initiative en son nom. «Elle donne un faux signal», car elle peut être considérée comme «hostile aux étrangers et trop peu nuancée».

«Même l'UDC ne peut pas se le permettre», ajoute Ueli Maurer.

Avec une interdiction des minarets, on ne résout aucun problème. La confrontation entre deux cultures totalement différentes exige plutôt des règles de cohabitation, par exemple dans les domaines des cours de natation ou de l'habillement. Ueli Maurer envisage de voter «non» à l'initiative, dit-il.

L'entrepreneur thurgovien Peter Spuhler voit pour sa part cette initiative comme un danger pour l'économie suisse. Dans une interview accordée à la SonntagsZeitung, le député met en garde: «Si elle est acceptée, cela conduira à une radicalisation. Nous devrons compter avec des sanctions en matière de politique étrangère».

S'agissant de la virulence que pourraient atteindre ces sanctions, on en a eu selon lui un exemple avec les caricatures de Mahomet au Danemark: «Cela peut aller jusqu'à un boycott».

swissinfo.ch et les agences

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