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Escalade verbale Donald Trump: «pas assez dur» avec Pyongyang

Le président des Etats-Unis Donald Trump a défendu jeudi sa formule controversée de mise en garde à la Corée du Nord, à qui il a promis «le feu et la colère», estimant qu'elle n'était «peut-être pas assez dure».

Interrogé sur d'éventuelles frappes préventives visant la Corée du Nord pour contrer le développement de ses programmes nucléaire et balistique, le président américain s'est refusé à tout commentaire.

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Donald Trump menace

«Nous ne nous exprimons pas là-dessus. Je ne le fais jamais (...) Nous verrons ce qui se passera», a-t-il dit, mettant une nouvelle fois en garde le régime de Pyongyang.

"Ils devraient être très très inquiets"

«Si la Corée du Nord fait quoi que ce soit - ne serait-ce qu'en songeant à attaquer des gens que nous aimons, ou nos alliés, ou nous - ils devront vraiment s'inquiéter», a-t-il martelé.

«Et ils devraient être très très inquiets car des choses qu'ils n'avaient jamais cru possibles leur arriveront», a-t-il ajouté.

"La Chine peut faire beaucoup plus"

Réaffirmant que la Chine, principal partenaire économique de Pyongyang, pouvait "faire beaucoup plus" pour mettre la pression sur la régime de Kim Jong-Un, le président américain a affiché son optimisme sur ce front. «Je pense que la Chine fera beaucoup plus (...) Ils savent ce que j'en pense. Cela ne va pas continuer comme ça», a-t-il affirmé.

Pyongyang a présenté jeudi son projet détaillé pour tirer une salve de quatre missiles au-dessus du Japon vers le territoire américain de Guam, dans le Pacifique.

Ce plan visant un avant-poste stratégique des forces américaines sur la route de l'Asie, constituera "un avertissement crucial aux Etats-Unis", a prévenu la Corée du Nord.

Cet avertissement fait suite à un tweet menaçant du chef de la Maison Blanche affirmant que l'arsenal nucléaire américain était "plus fort et plus puissant que jamais".

L’interview de Jean-Sylvestre Mongrenier, chercheur à l’Institut français de géopolitique à l’Université de Paris 8 dans l’émission ForumLien externe de la RTSLien externe.

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L’interview de Jean-Sylvestre Mongrenier

De son côté, la Chine a multiplié les appels au calme. Principal allié de la Corée du Nord, Pékin s'est dit contrariée par les essais nucléaires et balistiques répétés de Pyongyang, mais aussi par le comportement des Etats-Unis et de la Corée du Sud, accusés d'attiser les tensions.

Pékin n'est pas en mesure de persuader Washington ni Pyongyang de renoncer, estime vendredi un éditorial du Global Times, un quotidien régi par l'Etat. Mais l'éditorialiste prévient que la Chine défendra ses intérêts "avec une main ferme".

La Chine empêchera un changement de système

«Si la Corée du Nord lance des missiles qui menacent le territoire américain en premier, et que les Etats-Unis ripostent, la Chine restera neutre», poursuit le journal. En revanche, «si les Etats-Unis et la Corée du Sud mènent des frappes et essaient de destituer le régime nord-coréen et de changer le modèle politique de la péninsule coréenne, la Chine les empêchera d'en faire ainsi. »

Pékin redoute qu'un conflit dans la péninsule ne déclenche une vague de réfugiés vers le nord-est de la Chine, et n'aboutisse à une Corée réunifiée alliée des Etats-Unis.

La Corée du Nord joue pour le moment un rôle d'Etat tampon entre la Chine et les forces américaines basées en Corée du Sud et au Japon.

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