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Feu vert à l'aide humanitaire

(Keystone)

Dans les quatre prochaines années, la Suisse consacrera 1,5 milliard de francs à l'aide humanitaire. Après la Chambre haute, la Chambre basse a accepté mercredi de libérer ce crédit.

La droite nationaliste a tenté d'imposer un contrôle de l'utilisation des fonds par les organisations non gouvernementales (ONG), mais en vain. La proposition n'a recueilli qu'une poignée de voix.

Pour une minorité du Conseil national (Chambre basse) emmenée par le démocrate du centre (UDC, droite nationaliste) Christoph Mörgeli, il est inadmissible que des ONG, «financées pour une grande part par des fonds publics», interviennent dans des campagnes de votation pour combattre la position du Conseil fédéral (gouvernement).

L'UDC s'est référée en particulier à la votation sur l'asile et les étrangers, en septembre 2006.

Des principes suisses

Par 143 voix contre 14, le Conseil national a refusé d'obliger les ONG à utiliser les sommes perçues à des fins dénuées de tout objectif politique.

«Ce serait introduire une forme de censure inacceptable», a jugé la socialiste Liliane Maury Pasquier au nom de la commission.

Un tiers de la somme totale, soit 500 millions, est partagé pour moitié entre le corps suisse d'aide humanitaire et des projets précis d'ONG, a rappelé la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey.

Ces ONG partagent les principes de la coopération au développement suisse, «neutralité, indépendance et impartialité», a-t-elle fait valoir.

Catastrophes en hausse

L'enveloppe destinée à l'aide humanitaire accordée aux victimes de catastrophes naturelles et de conflits armés n'a subi que quelques attaques de la droite dure.

Depuis 1985, le nombre de catastrophes causées par l'homme a été multiplié par cinq, passant de 50 à 250 par année. Le nombre de catastrophes naturelles a quant à lui triplé durant cette période, pour atteindre 150 par an.

«Géographiquement, l'Afrique reste sur la planète l'endroit le plus fragile», a précisé Micheline Calmy-Rey. Elle a également souligné que les conflits ont changé de nature.

«D'interétatiques, ils sont devenus internes», a-t-elle indiqué. Dans le même temps, le respect du droit international humanitaire a diminué et les violences contre les populations civiles se sont accrues, notamment envers les femmes et les enfants.

En vote final, le crédit cadre pour l'aide humanitaire a été approuvé par 143 voix contre 14. Il sera effectif dès juillet 2007, pour une durée de quatre ans et prendra la succession du précédent crédit cadre qui sera vraisemblablement épuisé à ce moment-là.

swissinfo et les agences

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L'aide humanitaire suisse

L'aide humanitaire regroupe les actions de prévention pour anticiper les risques de catastrophes, les aides d'urgence en cas de guerres, les efforts de reconstruction et d'information sur le sort des victimes.

En cas de tremblement de terre, la Suisse peut intervenir via la Chaîne de sauvetage. Composée d'une centaine de membres, elle est spécialisée dans la localisation des victimes et les premiers soins.

Le Corps suisse d'aide humanitaire intervient dans un second temps pour fournir une aide d'urgence et soutenir les reconstructions.

L'aide humanitaire se distingue de l'aide au développement, qui désigne une action volontaire par un acteur extérieur pour le développement d'un pays tiers.

En 2006, la Suisse a consacré un peu plus de 2 milliards de francs à l'aide aux pays en développement.

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