L'économie escompte plus d'efforts de relance

Si la situation économique empire, il faudra prévoir un nouveau paquet conjoncturel, juge le président d'economiesuisse Gerold Bührer. Il conviendrait même d'assouplir le frein à l'endettement de la Confédération en cas de besoin, selon lui.

Ce contenu a été publié le 01 mars 2009 - 11:21

Le président de la principale association faîtière de l'économie évalue à 50% la probabilité que la Confédération doive lancer un paquet conjoncturel supplémentaire. Il souligne qu'un tel ensemble de mesures doit prendre effet à temps et pour une durée limitée, et ne doit pas s'appliquer uniquement aux secteurs où s'exerce un fort «lobbying».

«Mais au-delà des mesures conjoncturelles, la priorité absolue consiste à améliorer la compétitivité à long terme», relève Gerold Bührer dans un entretien à la NZZ am Sonntag. Il observe que les difficultés sont plus fortes que prévu: après «l'annus horribilis» de la place financière, c'est au tour de l'industrie suisse.

Le président d'economiesuisse rappelle que les branches industrielles souffrent aussi de la crise de la place financière. Il y a entre ces deux univers une «courroie de transmission», explique-t-il dans le journal Sonntag.

Si UBS ne parvient pas à se stabiliser rapidement et à renforcer la confiance au niveau juridique, l'industrie finira par perdre, elle aussi, la réputation de fiabilité dont elle jouit sur le plan international, et qui lui est essentielle, note Gerold Bührer.

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