L'ambassadeur de l'UE défend la Suisse

Inscrire la Suisse sur la liste noire des paradis fiscaux ? C'est ce que veut l'Allemagne, mais pas l'Union européenne. Pour son ambassadeur à Berne Michael Reiterer, les cas de la Confédération et du Liechtenstein ne sont pas complètement comparables.

Ce contenu a été publié le 26 octobre 2008 - 10:25

«La Suisse a conclu un accord sur la fiscalité de l'épargne avec l'Union européenne, l'accord sur la lutte contre la fraude est en phase de ratification, et la Suisse coopère dans la lutte contre le blanchiment d'argent. C'est donc une autre situation que le Liechtenstein», a notamment dit Michael Reiterer au journal dominical Sonntag.

Le diplomate autrichien voit cependant là une occasion de régler enfin les différends fiscaux entre la Suisse et l'UE. Les discussions s'enflamment tous les deux ans et créent à intervalles réguliers une ambiance désagréable. «Il faudrait bien se demander côté suisse si cela a un sens», a-t-il noté.

Les reproches allemands n'auront pas de conséquences négatives sur les relations avec l'UE, tranquillise l'ambassadeur. Les négociations sur la sécurité douanière, l'électricité et le libre- échange agricole avancent bien, assure Michael Reiterer.

Le ministre allemand des finances Peer Steinbrück avait estimé mardi, lors d'une réunion des ministres des finances de l'OCDE à Paris, que la Suisse méritait d'être inscrite sur la «liste noire» des paradis fiscaux.

Il avait aussi reproché à Berne d'offrir aux Allemands des placements leur permettant d'échapper à l'impôt et de ne pas coopérer suffisamment en matière fiscale. Ces propos ont provoqué le courroux du Gouvernement suisse.

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