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Le Brésil, un objectif «scientifique» pour Didier Burkhalter



Didier Burkhalter (à gauche), en visite le 24 août à l’Institut Paul Scherrer, un des hauts lieux de la recherche en Suisse.

Didier Burkhalter (à gauche), en visite le 24 août à l’Institut Paul Scherrer, un des hauts lieux de la recherche en Suisse.

(Keystone)

Le ministre suisse de l’Intérieur entame aujourd’hui une visite de travail de six jours au Brésil. En charge notamment de la science, de la recherche et de la santé, Didier Burkhalter travaillera notamment à renforcer la coopération dans ces domaines.

Le programme officiel prévoit des entretiens avec quatre ministres brésiliens, la visite de centres de recherche, de même que la participation à un symposium sur la collaboration bilatérale en matière de science et d’éducation. Le ministre emporte aussi un cadeau de taille «dans ses bagages». Il s’agit d’un supercalculateur, qui sera offert à une université brésilienne.

Le choix du Brésil comme première destination du patron du Département fédéral de l’Intérieur, hors des frontières de l’Union européenne n’est pas le fruit du hasard. «L’objectif principal est de renforcer le programme de coopération bilatérale dans le domaine des sciences. Le Brésil, tout comme la Russie et l’Inde, fait partie des pays prioritaires pour la Suisse, situés hors d’Europe», explique à swissinfo.ch le responsable de la communication au Département fédéral de l’Intérieur (DFI), Jean-Marc Crevoisier.

Jean-Marc Crevoisier rappelle que le 14 août 2008, la cheffe du Département fédéral des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey et son homologue Celso Amerim, avaient signé un partenariat stratégique entre les deux pays. L’étape suivante avait été scellée en septembre 2009, alors que le ministre brésilien des sciences, Sergio Machado Rezende, et le prédécesseur de Didier Burkhalter, Pascal Couchepin, avaient signé un accord de collaboration.

«Nous souhaitons tirer un bilan de cette collaboration et ouvrir des portes au Brésil aux membres de notre communauté scientifique», souligne encore le porte-parole du DFI. Pour ce faire, le ministre s’est entouré de personnalités de haut-vol, comme Fritz Schiesser, président du Conseil des Ecoles polytechniques fédérales (EPFZ et EPFL), des présidents des ces deux écoles à Lausanne et à Zurich, de Marcel Tanner, directeur de l’Institut tropical de Bâle, de même que du célèbre neurobiologiste brésilien, Miguel Nicolesis.

Discussions ministérielles

La visite de la délégation helvétique doit débuter dans la capitale, à Brasilia. C’est là que sont prévues des discussions avec le ministre brésilien de la santé, José Gomes Temporão, et le ministre de la recherche, Sergio Machado Rezende. A l’agenda figure aussi un échange d’informations relatif au programme brésilien de lutte contre les épidémies.

Didier Burkhalter sera aussi reçu par le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim. Mais le menu des leurs entretiens n’a pas été dévoilé pour l’heure. Pendant ce temps, des membres de la délégation échangeront avec des chercheurs locaux.

Après la rencontre ministérielle, Didier Burkhalter se rendra à Rio de Janeiro, où il doit participer à un symposium sur le thème des grandes métropoles face aux défis du 21e siècle, sous la direction de l’EPFZ et de l’association faîtière des architectes brésiliens. Des chercheurs suisses participant au voyage rencontreront par ailleurs leurs confrères de plusieurs universités et agences d’encouragement de la recherche, dans lesquelles sont conduits des projets bilatéraux.

Et c’est également à Rio que doit avoir lieu une table ronde, intitulée «Science et formation universitaire au Brésil et en Suisse et perspectives pour une collaboration». Ce débat réunira notamment les membres de la délégation helvétique et les membres du conseil de l’Académie brésilienne des sciences.

5e Suisse et supercalculateur

Le dernier volet de la visite d’Etat sera consacré aux représentants des communautés suisses au Brésil. Ainsi, Didier Burkhalter va rencontrer des représentants de l’école suisse et des dirigeants de multinationales helvétique, de même que des membres de la chambre de commerce Brésil-Suisse. Les discussions porteront sur le rôle de l’économie dans les domaines de la science et de la technologie.

Mais avant cela, une autre étape importante attend le Neuchâtelois à l’université de São Paulo, la plus importante du Brésil. C’est là que le ministre de l’éducation va remettre un cadeau à son homologue, Fernando Haddad. Le présent, offert par l’EPFL, n’est autre qu’un supercalculateur, de type Blue Gene/L d’IBM, soit un ordinateur géant, capable d’exécuter 46 billions d’opérations à la seconde. Une capacité équivalente à celle de plusieurs milliers de PC opérant simultanément.

Le supercalculateur sera installé sur le campus de Cérebro (centre de recherches sur le cerveau) de l’Institut international de neurosciences, l’une des institutions les plus innovantes du Brésil. Selon le neurobiologiste, Miguel Nicolesis, l’un des dirigeants du projet et membre de la délégation helvétique, le Blue Gene/L deviendra ainsi le premier supercalculateur inauguré dans l’hémisphère sud.

Didier Burkhalter et Fernando Haddad signeront en outre un contrat de collaboration scientifique, afin de poursuivre la recherche dans le secteur des pathologies neurodégénératives, comme la maladie de Parkinson, ainsi que la recherche de traitements.

Football

En marge du programme officiel de ce voyage, et malgré un agenda très fourni, les collaborateurs du DFI et leur chef espèrent trouver le temps d’assister à un match de football brésilien. Didier Burkhalter n’a jamais caché sa passion pour le ballon rond, qu’il a pratiqué avec enthousiasme dans sa jeunesse. Une passion qui l’avait même conduit à prendre la plume pour consacrer un livre au nouveau stade de sa ville natale, Neuchâtel, et intitulé «La Maladière: Un sentiment d’éternité».

Alexander Thoele, swissinfo.ch
(traduction: swissinfo.ch)

DIDIER BURKHALTER

Didier Burkhalter est né le 17 avril 1960 dans le canton de Neuchâtel.

Il a étudié l’économie à l’université de Neuchâtel.

Le libéral radical (droite) occupait un fauteuil de sénateur au Conseil des Etats (Chambre haute), jusqu’à son élection au Conseil fédéral (gouvernement), le 16 septembre 2009.

Didier Burkhalter s’intéresse à la culture, à la science et aux domaines de la santé. Il consacre une partie de ses loisirs au football, au ski et à la randonnée.

Dans l’armée, le Neuchâtelois occupe le rang d’officier de réserve pour la presse et la radio.

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PARCOURS POLITIQUE

1988-1990: Conseiller communal d’Hauterive (canton de Neuchâtel)
1991-2005: Membre de l’Exécutif municipal de la ville de Neuchâtel
1990-2001: Membre du Grand conseil (parlement cantonal) neuchâtelois
2003-2007: Conseiller national (membre de la Chambre basse du parlement fédéral)
2007-2009: Conseiller aux Etats (Chambre haute)

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