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Négociations à Genève Poutine doit gagner la paix en Syrie, selon l’ONU

Staffan de Mistura

Staffan de Mistura cette semaine au Palais des Nations à Genève.

(Keystone/Salvatore di Nolfi)

La Russie doit convaincre le gouvernement syrien de la nécessité de conclure un accord de paix, a déclaré mercredi l'émissaire spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, alors que le conflit dure depuis près de sept ans. Faute d'accord, la Syrie court le risque de la fragmentation, a prévenu Staffan de Mistura sur la chaîne de télévision suisse RTS.

Lors d'une visite surprise à la base aérienne russe de Hmeymim, dans l'ouest de la Syrie, lundi, Vladimir Poutine a déclaré que les troupes russes avaient accompli leur mission de soutien du régime de Bachar al Assad face aux "hors-la-loi armés" et a ordonné le retrait d'une partie des troupes.

«On peut penser avoir gagné une guerre territoriale, ce qui est temporaire, mais il faut gagner la paix. Et cela ne pourra se faire qu'avec Genève», a réagi Staffan de Mistura, sur le plateau de Darius Rochebin à la RTSLien externe.

«Le président Poutine avait été très touché par la mauvaise expérience en Libye», raconte Staffan de Mistura, relatant une réunion qu'il a eue avec le président russe Vladimir Poutine, durant laquelle il a découvert un homme «très déterminé et très pragmatique, qui avait une grande connaissance de la Syrie. »

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Staffan de Mistura

Le négociateur incite Poutine à «convaincre le gouvernement (syrien) qu'il n'y a plus de temps à perdre. La Russie doit avoir le courage de pousser le gouvernement syrien à accepter une nouvelle Constitution et des nouvelles élections, mais avec l'ONULien externe, sinon ça ne vaut rien. »

Jusqu'à présent, tous les efforts diplomatiques pour résoudre le conflit ont échoué. L'opposition syrienne réclame le départ de Bachar al Assad, une question que Damas ne veut pas aborder.

L'émissaire spécial de l'Onu a regretté l'attitude du gouvernement syrien, qui a fait savoir qu'il n'était pas prêt à rencontrer l'opposition.

Sept ans de guerre

En bientôt sept ans, le conflit en Syrie a causé la mort de plusieurs centaines de milliers de personnes et poussé plus de 11 millions de personnes hors de chez elles.

Moscou a lancé ses premières attaques aériennes sur la Syrie en septembre 2015, pour ce qui constitue sa plus grande intervention au Moyen-Orient en plusieurs décennies, et a ainsi fait basculer le conflit en faveur du régime de Bachar al Assad.

Depuis que le Kremlin considère avoir terminé sa mission, Poutine veut contribuer à la négociation d'un accord de paix. Il serait d'ailleurs disposé à organiser un sommet en Russie dans l'espoir de rassembler le gouvernement syrien et l'opposition pour des discussions autour d'une nouvelle constitution.

«L'Onu et Genève sont les seuls lieux mandatés par le Conseil de sécurité pour signer et rentrer dans les détails des négociations de paix, sinon ça n'en vaut pas la peine", souligne Staffan de Mistura.

Selon un diplomate occidental, la délégation du gouvernement syrien n'a pas abordé avec De Mistura les questions de la nouvelle constitution et des élections. «Clairement, les représentant du gouvernement syrien n'avaient aucune intention de s'engager dans ce processus politique. Et clairement, ils ne sont pas suffisamment sous pression pour le faire. Le régime donne la nette impression de vouloir éviter à tout prix un processus politique mené par les Nations unies», a expliqué cette source.

La délégation du gouvernement syrien aux pourparlers de paix est revenue dimanche dernier à Genève, après une semaine d'absence.

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